Ligne écrasée

30 euros pour les victimes

Publié le : 03/02/2009 

Le secrétaire d'État à la consommation vient d'annoncer que, dorénavant, chaque internaute ayant vu sa connexion écrasée abusivement (slamming) recevra 30 euros en guise de dédommagement. Luc Chatel a également annoncé que 150 services Audiotel avaient été coupés à la suite des signalements arrivés à la plate-forme du 33 700.

 

Les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) s'étaient déjà engagés, en cas de changement de ligne non sollicité (ou slamming), à rétablir la connexion de l'abonné dans les 7 jours ouvrés, et ce, sans que ce dernier ait à débourser le moindre centime. Dorénavant, chaque victime recevra, en outre, 30 euros à titre de dédommagement. C'est le secrétaire d'État à la consommation Luc Chatel qui l'a annoncé ce matin. Cette indemnisation se présentera sous la forme d'un avoir à valoir sur la facture du client. À cette somme s'ajouteront 30 euros supplémentaires si la connexion n'est pas rétablie dans la semaine. Seule petite contrainte : avant d'accorder cette indemnisation, le FAI devra avoir reçu de l'opérateur responsable de la déconnexion un courriel dans lequel il reconnaît sa responsabilité. « Une simple formalité », promet-on à la Fédération française des télécommunications (FFT) qui coordonne le projet. Par ailleurs, si la victime estime que l'indemnisation accordée est insuffisante, elle pourra toujours se tourner vers son opérateur ou, le cas échéant, vers la justice afin de demander plus.

Spam sur mobile : 150 coupures

En visite dans un centre clients d'Orange, Luc Chatel en a profité pour faire un premier bilan du 33 700, la plate-forme de signalement des spams sur mobile lancée le 15 novembre dernier. En 2 mois d'existence, 190 000 messages indésirables invitant à composer un numéro surtaxé (pour réceptionner un message, visionner une photo ou gagner un lot, par exemple) ont été transférés au 33 700. Parmi eux, 150 000 ont été identifiés comme étant abusifs. Au final, plusieurs dizaines de mises en demeure ont été adressées aux éditeurs indélicats et 150 services litigieux ont été coupés, soit plus de la moitié des services incriminés. La police a, en outre, été saisie d'un cas particulièrement significatif. L'action concertée des opérateurs en matière de lutte contre les spams sur mobile semble porter ses fruits.

Les messages de type « Salut, c'est moi... rappelle-moi au 0 899 XXX XXX » ou « Ça ne m'amuse pas de t'envoyer des SMS... » sont les plus représentés, suivis des loteries, des jeux et, dans une moindre mesure, des contenus pour adultes. En cas de réception d'un message non sollicité, il est toujours possible de le transférer vers le 33 700 (2 SMS sont nécessaires). Il est également possible d'en savoir plus sur le site www.33700-spam-sms.fr.