Médicament

Générique ou plus de tiers payant

Publié le : 25/08/2012 

Jusqu’à présent, la loi supprimant le tiers payant en cas de refus d’un médicament générique n’était que peu appliquée. Depuis le début de l’été, les pharmaciens ont pour consigne de respecter scrupuleusement la règle.

 

Dans toutes les officines, depuis le début du mois de juillet, c’est le même refrain. Si le pharmacien propose un générique à la place du médicament de marque (princeps) prescrit par le médecin, il vaut mieux l’accepter, sans quoi le tiers payant ne sera pas accordé.

C’est le recul, en deçà de 80 %, du taux de substitution des médicaments de marque par leur version générique ces derniers mois qui a poussé l’Assurance maladie à relancer ce dispositif prévu par une loi de 2006. Lors d’une négociation au printemps dernier, les syndicats de pharmaciens et la Sécu sont tombés d’accord sur un objectif national de 85 %. Au niveau de chaque officine, le taux de substitution fait désormais partie des critères à remplir pour bénéficier d’honoraires de dispensation. Des affiches apposées sur les comptoirs de pharmacie avertissent les patients de cette relance de la promotion des médicaments génériques.  

Ceux qui, malgré tout, demanderont le médicament de marque devront avancer les frais. Le pharmacien leur délivrera une feuille de soins qu’il faudra remplir et renvoyer à l’Assurance maladie pour être remboursé. Tous les régimes (général, agricole, indépendant) et tous les patients sont concernés, y compris les personnes en affection de longue durée (ALD) et celles bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU). Quelques cas seulement dispensent le pharmacien de substituer : quand le médecin a écrit sur l’ordonnance, à la main, en face du médicament et en toutes lettres, la mention « non substituable », et quand le prix du médicament de marque est inférieur à celui du générique. L’objectif est tout de même de faire faire des économies à l’Assurance maladie !

Anne-Sophie Stamane

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