Qualité alimentaire

Pas de différence entre les gammes

Publié le : 07/05/2009 

Le prix des produits n'est pas corrélé à leur qualité nutritionnelle. Selon l'Observatoire de la qualité de l'alimentation (Oqali), les produits bon marché offrent une qualité alimentaire tout à fait semblable aux produits plus chers. Ce qui n'est pas le cas de l'information nutritionnelle sur les emballages des produits d'entrée de gamme.

 

Marques nationales, marques de distributeurs, premiers prix, produits de hard discount... la qualité nutritionnelle des produits alimentaires n'est pas forcément corrélée à leur gamme de prix. C'était la conclusion de notre dernier test sur la qualité alimentaire des produits bon marché ; c'est aussi celle de l'Observatoire de la qualité de l'alimentation (Oqali).

Cette instance nouvellement créée réunit des experts de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) et de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), des industriels et des distributeurs. Elle a pour but de mieux cerner les contours de l'offre alimentaire, d'inciter les industriels à modifier leurs recettes dans le sens des objectifs de santé publique et de permettre à ceux qui font des efforts de le revendiquer.

Premiers secteurs étudiés : les biscuits et gâteaux industriels, les céréales pour petit déjeuner et les produits laitiers ultra-frais (yaourts, desserts lactés, etc.), soit au total plus de 2 000 références. Les produits laitiers ont fait l'objet d'analyses en laboratoire alors que, pour les deux autres catégories, les groupes de travail se sont basés sur la lecture de l'étiquetage nutritionnel. Mais la teneur des conclusions est identique pour les trois catégories : les différences de composition nutritionnelle sont plus liées aux familles de produits qu'aux segments de marché. Par exemple, dans la catégorie des céréales, les mueslis croustillants sont particulièrement gras, les produits au miel très sucrés, les céréales fourrées les deux à la fois alors que celles orientées minceur sont moins riches en matières grasses. Impossible, en revanche, de dégager des généralités liées à la gamme de prix : la qualité nutritionnelle des premiers prix ou du hard discount n'a, globalement, rien à envier à celle des marques de distributeurs ou des marques nationales.

Les produits bon marché se distinguent en revanche sur un point : le caractère plutôt lacunaire de l'étiquetage nutritionnel. Cette indication de la composition nutritionnelle des produits (calories, protides, lipides, glucides, etc.) demeure en effet facultative dès lors qu'aucune allégation ne figure sur l'emballage. Mais la plupart des marques nationales et marques de distributeurs l'ont généralisée. Un exemple à suivre par les produits d'entrée de gamme.

Fabienne Maleysson

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