Réparation automobile La double peine de la grêle

Réparation automobile

La double peine de la grêle

Publié le : 04/06/2018 

Ces dernières semaines, la grêle est tombée à de nombreuses reprises sur l’ensemble du territoire, occasionnant, entre autres, des dégâts importants aux carrosseries des voitures. L’autre dommage causé aux automobilistes par les conditions météorologiques concerne le non-respect du libre choix du réparateur pour débosseler les voitures abîmées. Explications.

 

Les épisodes de grêle s’accompagnent malheureusement souvent de dégâts matériels sur les carrosseries des voitures. Il s’en suit une grosse charge de travail pour les réparateurs, concentrée sur un laps de temps relativement court. Pour rentabiliser les interventions et réduire leur coût, certains assureurs installent donc des structures éphémères dédiées au débosselage des voitures abîmées. Une équipe d’intervenants y réalise un travail à la chaîne pendant une période déterminée. Une pratique qui part peut-être d’un bon sentiment et qui peut permettre une réparation rapide, mais qui, au-delà du fait qu’elle retire du travail aux réparateurs traditionnels, bafoue un droit fondamental de l’automobiliste : le libre choix de son réparateur.

De ce fait, la Fédération française de carrosserie (FFC) a adressé un courrier à certaines organisations d’experts automobiles : « Nous constatons avec désagrément que les différents cabinets d’expertise ont bloqué les expertises des véhicules grêlés. Sur les conseils de vos experts, les clients sont orientés vers des plateformes d’expertise décentralisées qui effectueront aussi des prises de rendez-vous afin d’effectuer la réparation des véhicules sur place. » La loi 2014-344 du 17 mars 2014 permet en effet à chacun de choisir son réparateur, mais aussi son expert. Deux droits régulièrement bafoués par les assureurs qui jouent sur la corde sensible de l’avance des dépenses. Un argument pourtant facile à contredire grâce, notamment, à la cession de créance qui permet de ne pas payer les réparations au réparateur et de le laisser gérer le règlement avec l’assureur.

Sachez qu’il est toujours possible, si l’assureur ou l’expert insiste pour vous orienter vers une structure particulière contre votre gré, d’en faire part à votre réparateur habituel. Il pourra intervenir auprès de l’expert pour récupérer le véhicule et, par la même occasion, dénoncer cette pratique mise en place par les assureurs et les experts.