Voiture en hiver Préparer sa voiture pour le froid

Voiture en hiver

Préparer sa voiture pour le froid

Mis à jour le : 09/02/2017 

L’hiver finissant peut encore réserver de gros coups de froid, et les stations de ski restent ouvertes. Pour éviter les déconvenues, il est primordial d’équiper correctement sa voiture pour affronter basses températures, neige et verglas.

 

Une route verglacée est deux fois plus glissante qu’une route enneigée. Elle est également quatre fois plus glissante qu’une route mouillée ou recouverte de neige fondue, et huit fois plus glissante qu’une route sèche. Et il y a fort à parier que chaque automobiliste rencontrera au moins une de ces situations lors de ses déplacements hivernaux. Pour prendre le moins de risques possible et faire face à la diminution de l’adhérence de la chaussée, il est nécessaire de choisir un équipement approprié. En outre, l’accès à certains tronçons (cols, stations de ski…) peut être réglementé par un panneau spécifique imposant un équipement spécial (chaînes et/ou pneus neige). Sans lui, pas d’accès aux pistes. Un entretien rigoureux de la voiture est également indispensable pour affronter les conditions météo difficiles.

 

Les pneus hiver

Le montage de pneus – injustement appelés – « neige » n’est pas réglementé : on peut les utiliser toute l’année. Il est toutefois recommandé d’employer des pneus hiver lorsque la température est inférieure à 7 °C. Donc pas forcément quand il neige, mais dès qu’il fait froid. Le pneu hiver est différent des pneus traditionnels « été » en ce qu’il possède de nombreuses lamelles sur sa bande de roulement et un mélange de gomme spécifique. Cette matière résiste mieux aux basses températures et conserve ses propriétés de souplesse et d’adhérence. De leur côté, les lamelles agissent comme de véritables couteaux pour sectionner le film d’eau qui se forme sur la route au passage du pneu. L’adhérence est ainsi préservée. Le pneu hiver permet donc de freiner sur une distance plus courte et de conserver la maniabilité et la motricité du véhicule. Mais ces pneus ne vous dispensent pas forcément de monter des chaînes si cela est imposé par un panneau. Ainsi, si la mention « pneus neige admis » n’est pas précisée, il faudra utiliser des chaînes en plus des pneus hiver.

Conseil : pour une sécurité optimale, mieux vaut monter quatre pneus hiver. En effet, une voiture dont les roues motrices sont à l’avant (la plupart des modèles) étant équipée de pneus hiver uniquement à l’avant est déséquilibrée de l’arrière. Elle risque alors de partir en tête-à-queue. À l’inverse, une propulsion (roues motrices à l’arrière) avec des pneus hiver montés seulement à l’arrière est déséquilibrée de l’avant : elle risque de partir tout droit dans les virages. Si, en plus, les pneus hiver ne sont pas montés sur l’essieu avant, vous perdez l’efficacité de la direction.

 

Les pneus cloutés

De plus en plus rares en France, ces dispositifs peuvent être utilisés du samedi précédent le 11 novembre au dernier dimanche de mars (à moins qu’un arrêté préfectoral ne modifie cette période). Leur utilisation impose une limitation de vitesse de 90 km/h et la mise en place d’un macaron spécifique à l’arrière du véhicule. Peu confortables et bruyants sur route sèche, les pneus à clous demeurent toutefois un équipement très performant pour circuler sur des routes très enneigées et même verglacées.

 

Les chaînes ou les chaussettes

Les chaînes peuvent être obligatoires pour monter un col enneigé. La vitesse est alors limitée à 50 km/h. Il est donc primordial de vous assurer de leur présence dans votre coffre avant de prendre la route des stations. Au moment du départ, il faut prévoir de placer le jeu de façon facilement accessible, sans avoir à vider le contenu du coffre pour attraper la boîte. Pour le choix, il existe quatre grandes familles de chaînes :

  • les modèles à « échelles » (les moins chères, mais aussi les moins efficaces : à éviter) ;
  • celles en Y (abordables, elles offrent une meilleure tenue en virage et au freinage) ;
  • celles à croisillons (très accrocheuses et moins bruyantes) ;
  • celles à croisillons renforcés (les plus chères mais les plus résistantes).

Un modèle à tension automatique, qui évite un arrêt après quelques mètres pour retendre les chaînes, facilitera la mise en œuvre.

De leur côté, les « chaussettes » présentent l’avantage du confort de roulage, notamment si la route comporte des parties sans neige. Attention toutefois à ne pas trop rouler avec ce type d’équipement sur route sèche, car il se dégrade alors très rapidement.

Le conseil : avant de partir, il est conseillé de monter au moins une fois les chaînes ou les « chaussettes » sur les roues. Un double avantage à cela : après une année passée dans le garage, c’est le moment de contrôler leur état. Ensuite, ce montage, réalisé au chaud, sans stress ni précipitation, permettra de se familiariser à nouveau avec leur manipulation… et d’éviter une poussée d’adrénaline s’il faut les monter d’urgence sur le bord de la route !

 

Préparez la mécanique

Faites contrôler le circuit de refroidissement et son liquide, qui doit être remplacé tous les 2 ans. Vérifiez le niveau des autres liquides, les courroies et canalisations… Les freins doivent être en parfait état pour éviter une embardée lors d’un freinage fort sur route glissante. La batterie perd de sa puissance par temps froid. Si elle a plus de 5 ans, faites-la vérifier.

 

Conservez une bonne visibilité

Si le caoutchouc des balais d’essuie-glace est fissuré, remplacez-les. Prévoyez du liquide lave-glace antigel en quantité car, en hiver, le pare-brise est vite sali. Nettoyez phares et feux arrière. Une fine couche de saleté peut réduire de moitié leur portée et déforme le faisceau. Pour un éclairage optimal, une ampoule doit être remplacée tous les 2 ans.

 

Pensez aux accessoires

Des vaporisateurs spéciaux débloquent une serrure gelée. Pour éviter de gratter le pare-brise le matin, frottez-le, intérieur et extérieur, avec du papier journal, et protégez-le par un carton ou une bâche en plastique. Relevez les essuie-glaces pour éviter qu’ils ne soient pris par le givre et s’endommagent à leur mise en service. Ou encore intercalez un bouchon de liège entre le pare-brise et le bras des essuie-glaces (pas sur les caoutchoucs, ils ne le supporteraient pas). Et n’oubliez pas chiffons, gants, grattoir, bombe de dégivrant, câbles de démarrage, barre de remorquage.

 

Pour démarrer le matin

1. Débrayez, pour désolidariser la boîte de vitesses du moteur, qui tournera plus facilement.
2. Avec un diesel, tournez la clé de contact pour mettre le préchauffage en service mais sans actionner le démarreur. Une fois le témoin éteint, recommencez.
3. Actionnez le démarreur sans insister. Si le moteur ne démarre pas, ce tour de clé aura déjà « réveillé » la batterie.
4. Actionnez de nouveau le démarreur 5 secondes maximum. Plutôt par petits coups répétés, pour ménager la batterie.