Sécurité des produits

+ 16 % de produits dangereux

Publié le : 23/04/2009 

Chaque année, le nombre de produits à risque retirés du marché augmente. Selon la Commission européenne, cette hausse s'explique à la fois par une meilleure implication des entreprises et par une attention particulière des autorités de surveillance du marché.

 

Avec 1 866 notifications l'an dernier, soit 16 % de plus qu'en 2007, le rapport annuel que publie la Commission européenne sur les produits dangereux prouve que la vigilance doit rester de mise. Rappelons que le rapport Rapex (du nom du système d'alerte rapide européen) ne concerne que les produits non alimentaires. Les professionnels (fabricants, distributeurs, importateurs) ayant l'obligation de ne mettre sur le marché que des produits sûrs, en cas de problème, ils doivent en informer les autorités compétentes et prendre les mesures qui s'imposent (retrait des linéaires, rappels auprès des consommateurs).

Cette année, sur les 1 545 notifications posant un risque grave pour la santé ou la sécurité du consommateur, 50 % font suite à une décision des autorités nationales, 48 % à une démarche volontaire du professionnel.

Toujours la Chine

Depuis 2004, date où la directive sur la sécurité générale des produits a été transposée dans les législations nationales des États membres, les notifications diffusées à travers le système Rapex ont quadruplé (passant de 468 à 1 866). Parmi les produits les plus dangereux on retrouve, comme les années précédentes, les jouets (498 alertes), les appareils électriques (169), les véhicules à moteur (160) suivis des produits textiles (140). Et comme par le passé, la majorité des notifications concernent des produits fabriqués en Chine (59 %). Mais ceux fabriqués en Europe (Allemagne, Italie, France, Grande-Bretagne...) ne sont pas en reste : ils représentent 20 % du total. La vigilance ne doit donc pas s'exercer uniquement vis-à-vis des pays tiers, mais tous azimuts. Et plus encore actuellement, comme l'a souligné madame Meglena Kuneva, commissaire chargée de la protection des consommateurs : « La sécurité n'est pas un luxe. Le rapport montre clairement les importants défis auxquels nous sommes confrontés et il ne saurait être question de réduire les dépenses ou de lésiner sur les coûts quand la sécurité est en jeu. En période de crise économique, lorsque le prix devient un facteur déterminant dans le choix, nous devons au contraire redoubler d'efforts et rester particulièrement vigilants. »

Micaëlla Moran