Sony Play TV

Couac sur la HD

Publié le : 15/11/2008 

En septembre dernier, Sony commercialisait le Play TV, un boîtier qui, connecté à une console de jeu Playstation 3, promettait de recevoir et d'enregistrer les programmes de la TNT (télévision numérique terrestre) en haute définition. En fait, il n'intègre qu'un tuner TNT « classique ». Sony s'engage à rembourser les clients déçus.

 

Lorsque Sony a lancé le Play TV, en septembre dernier, l'objet devait ravir les propriétaires d'une console de jeu Playstation 3. Ce boîtier, un tuner/enregistreur TNT (télévision numérique terrestre), permet en effet de regarder, mettre sur pause et enregistrer les programmes de la télévision numérique sur le disque dur de la console. Il est possible d'enregistrer une émission tout en en regardant une autre (double tuner) ou en jouant. Une fonction permet même de lire le contenu du disque dur de la Playstation 3 sur une Playstation Portable, version mobile de la console de Sony, via un réseau wi-fi. Autant d'arguments séduisants, d'autant que le Play TV, vendu 100 euros, promettait d'intégrer un tuner TNT HD pour recevoir les programmes en haute définition dès qu'ils commenceraient à être diffusés en France.

Or voilà, ce jour est arrivé (TF1, France 2, Canal+, Arte et M6 émettent sur la TNT HD depuis le 31 octobre dernier), mais les utilisateurs n'ont pas pu en profiter. Le tuner du Play TV s'est en effet révélé être un simple tuner SD (définition standard de la TNT) ! Sony soutient qu'une mise à jour logicielle était initialement prévue, mais que des problèmes techniques l'ont contraint à y renoncer. Une explication qui serait satisfaisante si une mise à jour « logicielle » pouvait permettre de passer du mpeg 2 au mpeg 4 (formats respectifs de la TNT et de la TNT HD)... Ce qui n'est pas le cas.

Pour consoler les utilisateurs mécontents, le fabricant a décidé de rembourser intégralement le boîtier. Il suffit, précise le service clients (0 820 31 32 33, prix d'un appel local), de se rendre chez le revendeur avec le ticket de caisse.

Camille Gruhier