Émile Noël Huile d'olive vierge extra bio douce

Émile Noël  Huile d'olive vierge extra bio douce

Mis à jour le : 24/06/2021

ATTENTION
PRODUIT ARCHIVÉ !
Rendez-vous sur le comparateur mis à jour avec les derniers produits testés !

Avis du testeur

L’huile d’olive vierge extra biologique douce Émile Noël est obtenue à partir d’olives noires provenant de l’extérieur de l’Union européenne et cueillies à maturité. L’huile revendique une saveur fine et légère, un fruité léger, sans pointe d’amertume. Conditionné en bouteilles de verre foncé, ce produit est distribué dans les magasins spécialisés bio.

L’échantillon testé est classé en catégorie « vierge » dans le cadre des déterminations physico-chimiques et organoleptiques effectuées. En effet, deux laboratoires agréés par le Comité oléicole international ont conclu au classement « vierge » de l’échantillon. Le défaut majoritaire identifié est le rance.

Par ailleurs, le résultat obtenu pour le K232 se situe au-delà de la valeur maximale requise pour ce paramètre pour la catégorie « vierge extra ». Il classe donc, lui aussi, l’échantillon en catégorie « vierge ».

L’indice de peroxyde, bien que conforme, commence à être élevé. Or le K232 et l’indice de peroxyde sont deux paramètres physico-chimiques fortement liés à l’oxydation. Ces résultats sont révélateurs d’une évolution de l’huile et cohérents avec la nature du défaut (rance) identifié lors de l’évaluation sensorielle.

Les résultats obtenus pour les paramètres de pureté sont conformes. La présence d’huile(s) étrangère(s) dans l’échantillon testé n’est donc pas suspectée. Les analyses montrent également que l’huile ne contient pas d’huile raffinée.

Contaminants : l’échantillon testé est exempt des phtalates recherchés. L’analyse des pesticides réalisée indique la présence de chlorpyrifos-éthyl. Toutefois, compte tenu du très faible niveau mesuré, sa présence résulte probablement d’une contamination croisée (utilisation de chlorpyrifos-éthyl dans un verger conventionnel à proximité, contamination lors de la récolte, lors du transport ou lors de la transformation). Enfin, la recherche d’huiles minérales (1) a montré la présence de MOSH/POSH (2), mais à des teneurs si faibles que nous devons être mesurés dans notre interprétation.

(1) Les huiles minérales sont aujourd’hui retrouvées dans une grande variété de produits alimentaires. Les sources de contamination sont multiples et présentes tout au long de la chaîne de production, depuis la matière première jusqu’au produit élaboré.

(2) MOSH signifie « Mineral Oil Saturated Hydrocarbons ». Il s’agit d’une famille d’huiles minérales saturées. Analytiquement, elle ne peut être différenciée des POSH (Polyolefin Oligomeric Saturated Hydrocarbons). Les MOSH et les MOAH (Mineral Oil Aromatic Hydrocarbons) constituent les deux grandes familles d’huiles minérales surveillées par le biais de nos analyses. Les MOAH sont considérées comme les plus à risques. Nous n’en avons retrouvé aucune trace dans les produits.

Domitille Vey

Domitille Vey