par Camille Gruhier
par Camille Gruhier
Passer du temps à tondre la pelouse ? Non, merci ! Une fois configuré en fonction des caractéristiques de votre jardin, un robot se charge de la corvée en toute autonomie.
Une tondeuse robot assure – en silence ! – une coupe régulière, et retourne à sa station de charge quand la batterie est vide. Et, grâce au mulching, pas besoin de ramasser l’herbe coupée : elle est hachée finement et les résidus restent au sol pour servir de fertilisant. On apprécie aussi son entretien réduit, notamment par rapport à une tondeuse à essence. Mais ce confort a un prix : de 400 à 3 000 € selon le degré de perfectionnement. Par ailleurs, la tondeuse robot ne détectant pas toujours les petits objets (outils, jouets…), mieux vaut ne rien laisser traîner ! Enfin, elle ne convient pas aux jardins avec de fortes pentes (un modèle à roues cramponnées est alors à envisager), des arbres fruitiers, ou divisés en secteurs inaccessibles.
Le premier critère de choix d’un modèle ? La surface pour laquelle il est conçu : moins de 500 m2, de 500 à 1 000 m2, de 1 000 à 2 000 m2, etc. Cette valeur indicative permet de choisir un engin doté de l’autonomie et des options adéquates. Vous définirez des plages horaires de fonctionnement (trois heures/jour sauf le dimanche, par exemple), et le robot entretiendra votre pelouse avec l’autonomie dont il dispose. Le plus souvent, les passages sont aléatoires. Certains appareils perfectionnés peuvent respecter des schémas de tonte (en ligne, en spirale). Le fabricant précise les pentes que le robot est capable d’avaler. Il doit aussi être adapté aux passages étroits et autres endroits difficiles d’accès. Vérifiez bien ces points.

L’option de base pour délimiter les surfaces de tonte consiste à placer un câble périphérique tout autour du jardin et des éventuels obstacles. Fastidieuse, l’opération demande quelques heures (le vendeur offre parfois cette prestation). Plusieurs technologies sans câble existent. Certaines références sont dotées d’une caméra. Elles s’arrêtent et changent de direction si elles identifient une zone sans herbe (gravier, terre, etc.). D’autres fonctionnent grâce à un Lidar (Light Detection and Ranging, détection et estimation de la distance par la lumière). Cette technologie laser permet au robot de cartographier votre jardin en trois dimensions (3D) et de repérer les obstacles afin de les éviter. Enfin, les modèles évolués sont guidés par satellite (GPS). Il faut au préalable arpenter le terrain avec l’appareil en le manœuvrant à l’aide de l’application ad hoc pour qu’il enregistre les limites.
Toutes les marques proposent des modèles connectés à votre smartphone grâce à une application (en Bluetooth, en wifi ou via le réseau mobile). L’interface est bien plus conviviale que le simple écran LCD du robot pour programmer et piloter l’appareil. Certaines applis permettent de lancer ou d’arrêter une tonte à distance, de visualiser la surface tondue, de commander les pièces de rechange, voire d’être averti en cas de vol.
En général, les robots offrent au moins un verrouillage par code PIN servant de sécurité enfant et d'antivol. Les alarmes qui équipent certains appareils sont plus protectrices, mais pas très puissantes. Les modèles haut de gamme vous envoient un SMS en cas de vol (grâce à un capteur de soulèvement) ou d'accident (capteur de choc, de vide). Un bouton « Stop » facile d'accès permet toujours l'arrêt d'urgence. Enfin, évitez de tondre la nuit, car vous risquez de blesser un hérisson.
Certes autonome, votre tondeuse a besoin d’être entretenue. Le châssis doit être nettoyé fréquemment, pour être débarrassé des amas d’herbe coupée. Il faudra en profiter pour vérifier le bon état des lames et les changer, ou les affûter, si nécessaire. Un passage en atelier s’impose parfois et le budget est à prévoir en conséquence : les lames coûtent de 15 à 60 €. La batterie a une durée de vie de deux à cinq ans selon l’usage. Elle vaut environ 200 €. Enfin, pensez à mettre le robot à l’abri du soleil en été et à le rentrer l’hiver, afin de préserver la batterie.

Camille Gruhier
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