Air France manque à ses obligations

Publié le : 19/11/2014 

Handicapée, la passagère avait demandé une assistance pour son changement d’avion. Mal organisée, celle-ci lui a fait rater sa correspondance à Roissy.

 

Étant une personne à mobilité réduite, Annie B., de Plan-de-Cuques (13), ajoute, à son billet d’avion acheté sur le site d’Air France, l’option « voyage assistance ». De retour de Saint-Martin, dans les Antilles, via l’aéroport Roissy-Charles- de-Gaulle, elle doit prendre une correspondance pour Marseille. Mais l’assistance cafouille et elle manque le vol prévu. De retour chez elle, Annie B. demande un dédommagement à Air France. Dans sa réponse, la compagnie se défausse en lui affirmant que l’assistance des passagers à mobilité réduite incombe aux gestionnaires d’aéroports selon la réglementation européenne de 2008. Contacté, Aéroport de Paris dégage sa responsabilité à son tour, arguant que le temps minimal de correspondance pour un passager à mobilité réduite aurait dû être de 90 minutes, ce qui ne fut pas le cas. Bien décidée à faire respecter ses droits, la voyageuse sollicite alors l’aide de l’UFC-Que Choisir de Marseille. L’association locale rappelle à la compagnie aérienne que le billet a été acheté sur son site, que l’option voyage assistance a été choisie en même temps et que les horaires ont été calculés par elle et non pas par la cliente. Air France aurait donc dû respecter la durée minimale de correspondance de 90 minutes prévue pour les passagers à mobilité réduite. Ces arguments ont fait mouche. En réparation de son préjudice, Annie B. a obtenu un avoir de 150 €.