Bons de commande masqués

Publié le : 18/01/2012 

Lors d’une visite au dernier Salon de l’agriculture de Paris, trois habitants de la Haute-Vienne s’arrêtent sur un stand de chaudières à bois pour ­demander des renseignements. Très vite, ceux-ci se transforment en bons de commande pour des montants de près de 12 000 € chacun, avec acompte de 3 500 €. Les trois consommateurs signent les documents, persuadés d’être en possession d’un devis. Des techniciens de la société se rendent au domicile de deux d’entre eux mais ­oublient le troisième. Chez les deux ­visités, il faut faire des travaux. Dans la foulée, la société réclame le versement des acomptes. Surpris par tant de ­précipitation, les trois intéressés ne règlent rien et reçoivent les menaces d’un cabinet de recouvrement qui va jusqu’à indiquer la date de saisie de leurs meubles. Ils confient leur ­problème à l’UFC-Que Choisir de Haute-Vienne. L’association locale ­intervient pour faire annuler les bons de commande car, bien que signés, ­aucun ne porte le nom du vendeur. Après plusieurs échanges de lettres, le responsable de la société reconnaît que le vendeur a ajouté son nom sur les documents après la visite des clients. Il accepte d’annuler les ­commandes et d’arrêter les poursuites du cabinet de recouvrement.

Jean-Paul Geai