Fiat Lux

Publié le : 30/10/2007 

15 000 km parcourus entre deux changements de joint de culasse, visiblement la voiture souffrait d'un vice caché. Le garagiste et le constructeur ont fini par l'admettre.

 

Madame S., des Hauts-de-Seine, circule dans Paris au volant de sa Fiat Punto quand, soudain, les voyants du tableau de bord s'allument, les clignotants et les essuie-glaces se mettent en route, le voyant moteur monte au rouge... La conductrice ne panique pas, pareille mésaventure lui est déjà arrivée sur son ancienne Punto. Elle prévient Intercamp, son garage Fiat à Boulogne-Billancourt (92), et fait remorquer le véhicule. Diagnostic : le joint de culasse est à remplacer. Il y en a pour 978 euros alors que la voiture affiche 31 200 km au compteur. Un mois plus tard et 1 300 km de plus, il faut changer le comodo. Coût : 275 euros. Six mois passent, puis le même jour le voyant du système d'injection et celui de température s'allument. Une nouvelle fois, le joint de culasse est à remplacer. Le devis frôle les 1 000 euros alors que le compteur de la Punto marque 47 000 km. Le garagiste propose à la cliente une remise de 20 % sur les pièces détachées. Une misère : c'est surtout la main-d'oeuvre qui coûte cher. L'automobiliste décide de saisir l'UFC-Que Choisir des Hauts-de-Seine. L'association locale écrit à la fois au garage Fiat de Boulogne-Billancourt et à Fiat France. « Il y a là un défaut de fabrication dans le système de refroidissement et dans l'ordinateur de bord, qui a fonctionné de manière anarchique sans annoncer la défaillance assez tôt. Et il ne fait aucun doute que la répétition à l'identique de ces pannes qui obligent au remplacement du joint de culasse révèle des vices cachés définis par le code civil. » Le concessionnaire Fiat et le constructeur ont accepté de prendre chacun à leur charge 50 % du montant de la réparation.

Jean-Paul Geai