Pannes à répétition

Publié le : 21/01/2016 

À peine sortie du garage, l’Opel Corsa achetée d’occasion tombe en panne. Le vendeur refuse de reprendre le véhicule, qui accumule les incidents. L’acheteuse s’est tournée vers le juge de proximité. À bon droit.

 

Le jour même où Mme Lorea B., de Bayonne, achète son Opel Corsa d’occasion (1 390 €) auprès du garage Tilt Auto 64, la voiture tombe en panne de batterie. Le garage refuse de la reprendre. Dans les mois qui suivent, les pannes se succèdent. C’est l’alternateur qui est à changer. Coût : 408,20 €. Puis la pompe à eau s’avère défectueuse alors que, selon les dires de Tilt Auto 64, le kit de distribution avait été changé. Nouvelle panne en sortant du garage où la pompe à eau vient d’être réparée. Cette fois, le sélecteur de vitesses ne fonctionne plus. Trop, c’est trop. Mme Lorea B. sollicite son assureur, la Maif, pour une expertise contradictoire. Réalisée par la société Expertise et Conseil, celle-ci conclut à l’existence de vices cachés antérieurs à la vente de l’Opel : notamment, la pompe à eau n’était pas neuve et les défauts ne pouvaient être détectés avant l’achat. Faute d’accord avec Tilt Auto 64, Lorea B. saisit l’UFC-Que Choisir du Pays basque de son problème. L’association locale l’aide à présenter son dossier devant le juge de proximité de Bayonne. Tilt Auto 64 soutient que le véhicule ne présentait aucun vice lors de la vente et que plusieurs organes ont bien été remplacés par des pièces neuves. Après examen, le juge a reconnu l’existence de vices cachés, ordonné l’annulation de la vente et condamné le garage à rembourser 1 876,70 € à sa cliente, le prix d’achat augmenté du prix de la carte grise (78,50 €) et de l’alternateur.