Smartphone piraté

Publié le : 20/08/2014 

Pendant qu’il était en réparation, le smartphone a servi à passer des commandes pour plus de 1 700 € à l’insu de sa propriétaire. La banque refuse de recréditer son compte. À tort.

 

Son smartphone en panne, Mme V., de Carcès (83), le donne à réparer. Quand elle le récupère, elle constate que son compte bancaire a été débité de 1 741 € correspondant à trois achats effectués à son insu durant la courte période pendant laquelle la carte SIM de son téléphone a été désactivée. Des codes de sécurité émis par sa banque ont été adressés à la personne qui a désactivé la carte SIM. Apparemment, cette personne mal intentionnée était douée en informatique et a eu accès à la mémoire du téléphone pour y récupérer les données bancaires de la consommatrice. Elle en a profité pour demander un code de sécurité à la banque, qui l’a envoyé par SMS pensant que c’était bien Mme V. qui faisait appel à ses services. Ensuite, passer commande était un jeu d’enfant. Forte de ce constat, Mme V. demande à sa banque de considérer qu’il s’agissait d’un piratage et de recréditer son compte. Refus de la banque, qui rétorque que le système d’authentification protège de tout piratage. Mme V. contacte l’UFC-Que Choisir du Var. L’association locale intervient pour rappeler à la banque qu’elle a l’obligation de supporter les utilisations frauduleuses des cartes bancaires (art. L. 132-2 et suiv. du code monétaire et financier). Mais l’établissement campe sur son refus, avançant qu’il a mis en place toutes les mesures de sécurité pour prévenir les fraudes. L’UFC-Que Choisir 83 insiste, soulignant que des spécialistes malveillants ont vite fait de trouver les failles des systèmes de sécurité, et exige que la banque apporte la preuve de l’infaillibilité de son système de sécurité. Cette dernière a fini par recréditer le compte de Mme V. des 1 741 €.