Vélo électrique

De quoi perdre les pédales

Publié le : 20/04/2023 

À peine a-t-il reçu le vélo électrique qu’il a commandé sur la marketplace (place de marché virtuelle) de la Fnac que monsieur F. entame un interminable échange par e-mails avec le fournisseur, GreenSmart. La raison ? Le moteur de l’engin permet de rouler jusqu’à 40 km/h. Or, en France, ce type d’appareil n’est pas considéré comme une bicyclette, mais comme un cyclomoteur, assorti d’une obligation d’immatriculation et d’assurance ainsi que d’une interdiction d’emprunter les pistes cyclables. Monsieur F. n’a pas été averti de cet aspect lors de la vente et n’a reçu aucun document afférent. N’étant donc pas en règle, il ne peut pas se servir du deux-roues réceptionné. Dans ce contexte, il réclame d’abord au fabricant un certificat de conformité européen, puis un certificat d’immatriculation provisoire, indispensable pour procéder aux démarches exigées. GreenSmart est incapable de lui fournir ces pièces… et lui propose un remboursement de 50 % du vélo inutilisable. Confronté à ce dialogue de sourds, le client se tourne vers le vendeur, La Fnac, et sollicite l’aide de l’UFC-Que Choisir de la Drôme. Il a fallu l’intervention de celle-ci pour que l’enseigne accepte de dédommager intégralement le consommateur !

UFC-Que Choisir de la Drôme (26)

Marie Bourdellès