par Cyril Brosset
par Cyril Brosset
Le vendeur de biscuits sur catalogue Délices et gourmandises s’appelle désormais Le comptoir des douceurs. Mais il conserve les mêmes techniques de vente sulfureuses, malgré les procédures lancées par la Répression des fraudes.
Est-ce pour faire oublier sa mauvaise réputation ou sa récente condamnation à 6 millions d’euros d’amende ? En tout cas, la société Merrios Ltd a décidé de changer le nom de son catalogue de vente de biscuits, chocolats et autres pâtisseries. Délices et gourmandises s’appellera dorénavant Le comptoir des douceurs. Voilà pour la forme.
Sur le fond, en revanche, rien ne change vraiment, et surtout pas les méthodes de vente. La société continue à inonder ses clients de volumineux courriers destinés à les convaincre qu’ils sont les grands gagnants d’un chèque de 9 500 €, le fait qu’un tirage au sort désignera l’unique vainqueur n’étant mentionné qu’en minuscules caractères.
Dans le même temps, tout est fait pour les inciter à passer commande, comme leur faire croire qu’elle sera accompagnée d’un très beau cadeau (en général, ils ne reçoivent qu’un gadget sans valeur) ou bien les contacter plusieurs fois par jour par téléphone via un robot. Pour trouver de nouveaux clients aussi, Merrios Ltd ne lésine pas sur les moyens. Les documents ci-dessous, par exemple, nous ont été adressés par une lectrice qui les a découverts dans un colis Damart, le fameux site de vente en ligne dédié aux seniors.
Malheureusement, beaucoup de victimes, pour la plupart âgées, continuent de se faire avoir et commandent à tour de bras des boîtes de biscuits dans l’unique espoir de gagner un gros lot qu’on leur a promis mais qui n’arrivera jamais. Le mieux pour s’en dépatouiller est de demander à la société de supprimer vos coordonnées de ses fichiers et de saisir la Cnil en cas de refus, comme la loi vous y autorise. La demande peut être réalisée :
Surtout, on espère que l’action que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a lancée portera ses fruits. En octobre dernier, elle enjoignait en effet la société d’arrêter d’avoir recours à ces méthodes de vente douteuses d’ici 2 mois sous peine d’une astreinte pouvant atteindre 10 000 € par jour de retard.
À notre connaissance, cette menace n’a pas encore été mise à exécution. Espérons que cette procédure aille à son terme et que ce changement de dénomination ne la remette pas en cause.
Cyril Brosset
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