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Ondes électromagnétiquesToujours pas de liens entre ondes et cancers

AS

par Anne-Sophie Stamane

Dans sa mise à jour récente, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) souligne à nouveau qu’il n’y a, sur la base des connaissances actuelles, aucun lien identifié entre cancers et ondes liées à l’usage de la téléphonie mobile.

Malgré les nombreuses études scientifiques publiées depuis ses avis de 2013 et 2016 sur les ondes liées à la téléphonie portable, il n’y a toujours pas de preuve solide qu’elles favorisent les cancers, souligne dans sa dernière mise à jour l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Les ondes radiofréquences ont pourtant été classées en mai 2011 comme « cancérogènes possibles » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), notamment pour des effets suspectés sur le cerveau. Depuis, les chercheurs investiguent ce risque, sans grand succès.

Si des études basées sur des expérimentations ont bien répertorié l’apparition de gliomes (tumeurs au cerveau) ou de tumeurs cardiaques chez des rats, l’Anses note que les différences avec les animaux non exposés aux ondes ne sont pas significatives. Quant aux recherches en population, seules celles dites « cas témoins », qui ne sont pas les plus solides pour ce type de démonstration, montrent un effet du téléphone portable, encore n’est-ce que dans un groupe de personnes qui en font un usage intensif. L’hypothèse qui s’en dégage n’est pas confirmée par les études plus larges dites « de cohorte ». Enfin, l’incidence globale des tumeurs du cerveau ne montre pas d’évolution alarmante, alors que l’usage du téléphone portable s’est, lui, développé de façon massive, et que des antennes sont désormais installées partout.

Précautions

Rassurante, l’Anses n’en recommande pas moins aux autorités de s’interroger avant de développer tous azimuts de nouvelles technologies (5G, 6G), et à la population de limiter ses usages, en prenant des précautions. Il vaut mieux, par exemple, téléphoner dans des zones de bonne réception. Les enfants, en particulier, méritent d’être préservés. Toutes les solutions permettant d’éloigner le téléphone du corps, comme l’utilisation du wi-fi ou de kits mains libres, sont à privilégier. Sur le plan de la recherche, l’Anses demande à ce que les données d’exposition soient mieux exploitées pour caractériser leur évolution, estimant que la limiter doit rester un objectif. Dans la même veine, le manque de données actuelles plaide pour davantage de recherches autour de l’impact des ondes sur la fertilité, aussi bien masculine que féminine.

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Anne-Sophie Stamane

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