Vol de portable

Procédure simplifiée

Publié le : 17/03/2011 

En cas de vol de téléphone, il revient désormais aux forces de l’ordre de transmettre la plainte à l’opérateur concerné. En accélérant la procédure de blocage du terminal, l’objectif est de dissuader les voleurs de téléphone, qui sont de plus en plus nombreux à sévir.

 

Déclarer un vol de téléphone portable est désormais un peu plus facile. L’article 42 de la loi Loppsi 2, promulguée mardi 15 mars, prévoit en effet qu’il revient désormais aux forces de l’ordre de transmettre à l’opérateur la déclaration de vol, nécessaire pour bloquer le téléphone.

Concrètement, en cas de vol de téléphone portable, le premier réflexe est de contacter son opérateur afin qu’il bloque immédiatement la carte SIM (et donc la ligne, afin d’éviter une facture salée), puis de porter plainte auprès des services de gendarmerie ou de police, muni de son code IMEI, un numéro à 15 chiffres propre à chaque terminal. Celui-ci est indiqué sur l’emballage du téléphone. Il est également inscrit derrière la batterie et apparaît sur l’écran du téléphone en tapant *#06# sur le clavier.

Jusqu’à présent, il revenait ensuite à la victime d’envoyer cette déclaration de vol à son opérateur afin que celui-ci bloque le téléphone. Avec la promulgation de la loi Loppsi 2, cette procédure est désormais automatique. Commissariats et gendarmeries sont censés envoyer directement, par voie électronique, la déclaration de vol officielle à l’opérateur concerné, qui dispose alors de 4 jours ouvrés pour inscrire le code IMEI dans une base commune à tous les opérateurs. Une fois le code enregistré, le téléphone n’est plus utilisable… en tout cas sur le territoire national. En effet, à l’heure actuelle, un téléphone portable volé peut toujours être revendu et utilisé à l’étranger. La Fédération française des télécoms (FFT) travaille néanmoins avec ses homologues étrangers pour, à terme, étendre le blocage des mobiles déclarés volés au niveau international. Un groupe travaille sur ce sujet au sein de la GSMA, l’association regroupant plus de 800 opérateurs à travers le monde.