par Elsa Casalegno, Domitille Vey
par Elsa Casalegno, Domitille Vey
Nous avons testé 20 confitures et préparations de fruits à base de fraises. Il s’agit de références vendues en supermarché ou en magasin bio, de marques nationales, de distributeurs, hard discount aussi bien bios que conventionnelles. Ces produits contiennent des teneurs très variables en fruits et en sucres qui ne sautent pas toujours aux yeux sur l’étiquette. Des analyses nutritionnelles, sensorielles et une recherche de résidus de pesticides ont été menées. Une revue de la liste des ingrédients et des mentions sur l’emballage a également été réalisée.

Un panel de 60 consommateurs entraînés à la dégustation a été sollicité pour déguster les produits de manière anonyme. Les critères évalués sont l’aspect, l’odeur, le goût, la texture ainsi que l’appréciation d’ensemble du produit. Par ailleurs, chaque panéliste a pu indiquer ce qu’il aimait ou non et s’il souhaitait reconsommer le produit à l’avenir.
Les paramètres nutritionnels suivants ont été mesurés : valeur énergétique, glucides, sucres, matières grasses et profil d’acide gras, protéines, fibres alimentaires, sel.
La teneur en fruits a été vérifiée pour confirmer les allégations mises en avant sur les emballages des produits.
La liste des ingrédients a été passée en revue pour noter la présence d’additifs, et d’autres ingrédients qui n’entrent pas dans la recette traditionnelle de la confiture.
La conformité de l’emploi des dénominations « confiture », « confiture extra », « confiture allégée », qui reposent sur des critères précis notamment de teneurs en sucres et en fruits, a été vérifiée.
Par ailleurs, les allégations nutritionnelles, comme la mention « riche en fibres », indiquées sur les emballages, ont été relevées et vérifiées.
Une analyse multirésidus de chaque échantillon a été réalisée. Elle permet de rechercher et, le cas échéant, de quantifier plus de 600 substances pouvant être employées dans les produits phytosanitaires.
Plusieurs paramètres ont ensuite été considérés pour l’évaluation de ce critère : le nombre de molécules détectées et quantifiées, ainsi que les teneurs mesurées. La conformité aux limites maximales fixées par la réglementation a été vérifiée. Les effets sur la santé connus de chaque molécule sont également pris en compte. En effet, certaines ont montré des propriétés de perturbation endocrinienne soit in vitro, soit, plus probant encore, sur des modèles animaux. Certaines sont cancérigènes, mutagènes (elles ont des effets sur le génome) et/ou toxiques pour la reproduction, et ce de façon certaine, probable ou possible selon les substances.

Elsa Casalegno
Domitille Vey
Rédactrice technique
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