Protection sociale étudiante

La couverture santé des étudiants à l’étranger

Vous réalisez vos études ou un stage à l’étranger, assurez-vous d’être bien couvert avant de partir ! En effet, la prise en charge de vos dépenses de santé à l’étranger n’est pas automatique. Renseignez-vous sur vos droits et les démarches à réaliser pour bénéficier d’une couverture optimale pour toutes vos dépenses de santé.

 

1. Quelles démarches pour être couvert ?

a. En Europe

Si vous étudiez dans un pays européen, vous avez droit aux mêmes remboursements que les habitants du pays. Pour ce faire, vous devez demander la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) auprès de votre mutuelle étudiante, 15 jours avant votre départ. Cette carte est valable 1 an, dans les pays de l’Union européenne, la Suisse, le Liechtenstein, l’Islande et la Norvège. Ainsi, vous n’avez aucune démarche à faire auprès des institutions de santé publique du pays d’accueil.

Une application pour smartphone, « Carte européenne d’assurance maladie », créée par la Commission européenne, renseigne sur la couverture sociale par pays ainsi que sur les démarches à réaliser pour des consultations, des soins ou l’hospitalisation. Pensez à la télécharger, elle est gratuite !

De retour en France, si certains soins ne vous ont pas été remboursés, pensez à présenter les factures à l’assurance maladie, vous pourrez alors bénéficier des remboursements prévus par la Sécurité sociale française.

Renseignez-vous sur la prise en charge publique de vos dépenses à l’étranger : http://ec.europa.eu/social/main.jsp?langId=fr&catId=858

b. Hors Europe

Dans le cas d’un échange (vous êtes inscrit dans une université française et partez à l’étranger), vous êtes affilié à la Sécurité sociale étudiante française qui vous remboursera sur la base des tarifs français.

Si vous êtes inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur étranger, vous n’êtes pas rattaché au régime français. Pour être couvert, vous devez vous inscrire auprès de la Sécurité sociale étudiante du pays. Pensez à bien vous renseigner sur les modalités d’adhésion et de remboursement en vigueur dans le pays, ainsi que sur l’état sanitaire du pays avant de partir.

Tout connaître sur vos droits et démarches à l’étranger :

http://www.ameli.fr/assures/droits-et-demarches/a-l-etranger/vous-partez-faire-vos-etudes-a-l-etranger/vos-etudes-se-deroulent-hors-de-l-8217-europe.php

c. Québec

Si vous partez étudier au Québec (inscrit dans une université française ou québécoise), vous bénéficiez d’un dispositif particulier pour le remboursement de vos dépenses de santé. Vous pouvez vous faire rembourser par la Sécurité sociale française sans adhérer à la Sécurité sociale étudiante du Québec. Pour en savoir plus :

http://www.ameli.fr/assures/droits-et-demarches/a-l-etranger/vous-partez-faire-vos-etudes-a-l-etranger/vous-etudiez-au-quebec.php

2. Faut-il souscrire une complémentaire santé ?

Les tarifs pratiqués à l’étranger sont souvent bien plus élevés que le montant qui vous est remboursé.

Avant de souscrire une complémentaire santé, renseignez-vous sur la prise en charge publique des dépenses de santé dans le pays de séjour. En effet, la Sécurité sociale de la plupart des pays européens prend en charge la quasi-totalité des dépenses de santé si elles sont réalisées auprès de médecins agréés par les autorités de santé du pays. Par exemple, au Royaume-Uni, en Irlande ou en Espagne, les soins (consultation et hospitalisation) sont entièrement pris en charge par l’assurance maladie. Dans ce cas, une complémentaire santé peut s’avérer inutile.

Une couverture supplémentaire peut toutefois être indispensable dans d’autres pays, surtout hors Union européenne, comme en Suisse ou aux États-Unis où les frais de santé sont très importants.

3. Si j’ai besoin d’une assurance santé, laquelle choisir ?

Pour bénéficier d’une couverture de vos soins, votre complémentaire santé doit être valable à l’international. Si votre complémentaire santé vous couvre à l’international, prévenez-la simplement de votre départ en précisant la formation, la destination et la durée.

Souvent, vous devrez souscrire une complémentaire spécifique pour l’étranger, pour la durée de votre séjour. Elle viendra en supplément des remboursements reçus de la Sécurité sociale du pays.

Certaines mutuelles étudiantes vous proposent une couverture double (en France et à l’étranger), en ajustant le prix de la cotisation en fonction des mois passés en France et à l’étranger. Par contre, vous n’aurez le plus souvent pas le choix du niveau de remboursement de vos soins en France.

Si vous partez étudier dans l’Union européenne, préférez les offres des mutuelles étudiantes qui sont moins chères. Si votre séjour se déroule hors de l’Union européenne, comparez les offres des assureurs spécialisés dans les séjours à l’étranger qui peuvent contenir de meilleures garanties, moins chères que les mutuelles étudiantes. Notez que les tarifs des complémentaires santé sont plus élevés pour une couverture pour le monde entier (hors Union européenne).

Un autre type d’assurance pour un séjour à l’étranger est la « mutuelle au 1er euro ». Elle couvre l’intégralité de vos dépenses de santé et ne nécessite pas une inscription à la Sécurité sociale française ou du pays de séjour. Cependant, si votre affiliation à la Sécurité sociale étudiante est obligatoire pour vous inscrire dans l’enseignement supérieur, cette assurance sera superflue car les remboursements de l’assurance maladie priment sur ceux de votre mutuelle.

4. Comment suis-je couvert lors d’un stage à l’étranger ?

Si le stage se déroule en Europe avec une convention de stage, vous pourrez bénéficier des mêmes droits que les étudiants grâce à la carte européenne d’assurance maladie, c’est-à-dire la prise en charge de vos dépenses.

Si vous réalisez un stage hors Europe, seuls les soins urgents vous seront remboursés. En gardant les justificatifs de soins, vous pourrez éventuellement vous faire rembourser par votre mutuelle étudiante.

Tout comme pour les études, pensez à souscrire une complémentaire santé pour parer aux dépenses élevées de soins à l’étranger. Attention, si le stage est rémunéré, le montant de la cotisation peut augmenter.