Police et gendarmerie

Vos témoignages

Publié le : 06/01/2015 

En parallèle de notre enquête de satisfaction, fondée sur plus de 3 000 questionnaires, nous avons sollicité les usagers, via un appel à témoignages diffusé dans Que Choisir, afin qu’ils nous fassent part de leur expérience, bonne ou mauvaise, avec les services de police et de gendarmerie. Au total, ce sont environ 300 témoignages qui nous ont été adressés. À l’occasion de cette enquête, nous avons également rencontré des policiers et gendarmes. De là, nous avons pu tirer ces quelques verbatim.

 

Côté policiers et gendarmes

police gendarmerie
« Le guichet unique, ça nous oblige à prendre toutes les plaintes, y compris celles qui ne nous concernent pas. Et ça ne m’enchante pas… »

Un commissaire parisien

« Il existe deux types de plaignant : ceux qui viennent parce qu’ils ont vraiment envie de déposer plainte et ceux qui se déplacent parce que leur assureur le leur a demandé. Parfois, on a l’impression de travailler pour ce dernier. »

Un policier de Seine-Saint-Denis

« Ici, au 17 [NDLR : numéro d’appel d’urgence police/gendarmerie], nous avons 70 % de “déchets” dans les appels reçus. On nous appelle pour tout. Pour avoir la pharmacie de garde ou même pour avoir l’heure ! »

Un officier de police du Sud de la France

« Il est très simple de “shooter” une plainte [NDLR : refuser de prendre une plainte pour un fait qui a été commis hors zone de compétence du service] : il suffit de dire qu’il y a trois heures d’attente. »

Un officier de gendarmerie d’Île-de-France

 

Côté usagers

« Ma fille a déposé plainte en septembre 2012 pour viol. Elle était mineure au moment des faits. Au commissariat, elle a été traitée avec la plus grande gentillesse et compétence. »

Nicole P., Orléans (45)

« La première fois que nous nous sommes déplacés pour déposer plainte au commissariat, il était 16 h 45. On nous a répondu qu’il n’y avait plus assez de temps pour nous recevoir car “ils” fermaient à 18 h. »

Thierry J., Meurthe-et-Moselle (54)

« Ma mère a déposé plainte pour violence conjugale en mai 2014. Les gendarmes lui ont dit qu’ils s’en occupaient. Un mois plus tard, il ne s’était toujours rien passé et les violences continuaient. J’ai téléphoné à la gendarmerie pour exprimer mes craintes. On m’a répondu que la personne en charge de l’affaire était en vacances. »

Christelle J. (par Internet)

« Nous avons l’impression que les gendarmes sont de moins en moins proches de la population, constat renforcé par le fait que leurs brigades sont de plus en plus closes. Comme s’ils devaient être mieux protégés que ceux qu’ils sont censés protéger. »

Hubert C., Mauléon (79)

 

→ Consultez notre enquête satisfaction Police et Gendarmerie fondé sur plus de 3 000 avis.

Arnaud de Blauwe

Contacter l’auteur(e)

Isabelle Bourcier

Observatoire de la consommation