Pompes funèbres

Le don d'organes

Publié le : 28/10/2008 

Démarche aussi généreuse que compliquée, d'un point de vue affectif, le don d'organes peut pourtant sauver des vies. Explications.

 

C'est le principe du « qui ne dit mot consent » qui prévaut, sauf s'il est établi qu'une opposition a été exprimée contre un prélèvement. Les proches du défunt (père, mère, enfants et conjoint) peuvent également faire opposition au prélèvement. Mais, en présence d'une déclaration, la famille ne saura s'opposer à votre volonté.

L'administration communale a l'obligation de faire enregistrer cette décision au Registre national (loi du 17 février 1987, article 10, § 4). Notez qu'il vous est toujours possible de changer d'avis après votre première déclaration.

Si vous êtes pour le don d'organes ou de tissus en vue de greffe : dites-le à vos proches pour qu'ils puissent en témoigner. Portez sur vous une carte de donneur. Celle-ci n'est pas obligatoire. Mais si elle est trouvée dans les effets du défunt, elle est utile à l'équipe médicale dans son dialogue avec la famille, car elle témoigne de la décision prise par le défunt.

Si vous êtes contre le don d'organes ou de tissus en vue de greffe : dites-le à vos proches pour qu'ils puissent en témoigner. Demandez votre inscription au Registre national des refus.

Ce registre est obligatoirement interrogé avant d'envisager un prélèvement. Vous pouvez à tout moment revenir sur votre décision. L'inscription est individuelle et possible dès l'âge de 13 ans. Si la personne défunte y est inscrite, le prélèvement en vue de greffe n'aura pas lieu. Le formulaire doit obligatoirement être signé par l'intéressé lui-même et renvoyé à l'adresse suivante :

Agence de la biomédecine

Registre national des refus

TSA 90001

93572 Saint Denis la Plaine cedex

Michel Ebran