ENQUÊTE

Aménagement du territoireCette LGV qui fracture le Sud-Ouest

Boris Cassel

par Boris Cassel

Promise pour 2032, la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux, Toulouse et Dax réduirait les émissions de CO2. Mais ces voies ferrées traverseront plusieurs zones protégées. Progrès ou aberration ? Deux conceptions de l’écologie s’affrontent. Reportage.

« Non à la LGV », « LGV non merci » ou « Un TGV peut cacher un désastre »… Ces slogans s’affichent à l’entrée de dizaines de villages des régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Toujours barrées par une croix rouge, les trois lettres « LGV » désignent le projet de ligne de train à grande vitesse qui doit relier Bordeaux à Toulouse en 2032, mettant la Ville rose à 3 h 10 de la capitale contre 4 h 30, car actuel­lement seul le tronçon Paris-Bordeaux est en LGV. Conçue en Y, cette ligne devrait faire la jonction avec Dax en 2034, voire 2037. Soit, au total, 358 km de nouvelles voies ferrées à construire, en suivant un tracé pour le moins controversé.

Qu’ils soient parlementaires (de tous bords) ou maires, de nombreux élus locaux s’opposent à cette LGV. Ainsi, Christian Tamarelle, premier édile du village de Saint-Médard-d’Eyrans (Gironde), écume « toutes les réunions publiques » depuis deux décennies pour prêcher contre ce projet, qu’il juge « pharaonique » de par son emprise au sol (estimée à 4 800 hectares) et son coût (14 milliards d’euros). « Les trains à grande vitesse traverseront notre village à 120 km/h. Ils ne s’y arrêteront jamais », précise-t-il. Et de

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