par Anne-Laure Lebrun
Personnes âgéesLa face cachée des infections respiratoires
Grippe, pneumonie, Covid… Chez les seniors, ces infections peuvent déclencher un véritable basculement, jusqu’à la dépendance durable. Des répercussions encore sous-estimées.
Chaque hiver, les infections respiratoires reviennent hanter les courbes épidémiques. Avec 2 à 6 millions de malades annuels, la grippe figure en tête. Ses premières victimes sont les plus de 65 ans : plus de 40 % des hospitalisations et 90 % des décès. La pneumonie aiguë, elle, touche chaque année entre 400 000 et 600 000 personnes : plus de la moitié des malades sont hospitalisés, et les trois quarts ont plus de 70 ans.
Mais ces chiffres ne laissent entrevoir qu’une partie de l’iceberg. La cascade de complications que peuvent provoquer les pathogènes hivernaux passent inaperçues. Il est, par exemple, établi que, dans les semaines qui suivent le début des symptômes grippaux, le risque d’infarctus est multiplié par 10 et celui d’accident vasculaire cérébral par 8 chez les sujets âgés, notamment ceux ayant déjà des vulnérabilités cardiaques. « Ces complications seraient liées au manque d’oxygène et à l’inflammation induite par l’infection, qui fragilisent les artères, le cœur, le cerveau mais aussi d’autres organes », indique le Dr Pierre Abgueguen, infectiologue au CHU d’Angers. Ce manque d’oxygène et cette inflammation, également observés pour les autres infections des poumons, favorisent la décompensation des maladies chroniques comme les troubles
Article réservé aux abonnés
Abonnez-vous et accédez immédiatement à tout le contenu du site QueChoisir.org
Découvrir nos offresDéjà abonné ? Se connecter
Anne-Laure Lebrun