Poussettes Bien choisir la poussette idéale pour son bébé

Poussettes

Bien choisir la poussette idéale pour son bébé

3 en 1, tout-terrain, canne : bien choisir sa poussette n’est pas vraiment… un jeu d’enfant ! Cet achat indispensable lors de l’arrivée d’un tout-petit peut virer au casse-tête tant la variété de modèles, d’options et d’accessoires est importante. Et ce d’autant plus que, chaque année, les fabricants proposent de nouveaux produits, à des prix très divers. L’esthétique n’étant qu’un détail lors de l’achat, il importe surtout de privilégier l’aspect pratique et la maniabilité, mais surtout la sécurité.

 

→ Test Que Choisir : Comparatif Poussettes

En résumé

  • Attention au type de poussette choisi : certaines, appelées « 2e âge », n’acceptent les enfants qu’à partir de 6 mois. Il est parfois possible de leur ajouter une nacelle, en option, pour passer outre cette limitation.
  • Le type de poussette dépend de vos habitudes : en ville, un modèle compact sera plus recommandé qu’à la campagne.
  • Au moment de faire votre choix, n’hésitez pas à tester la poussette afin de vérifier que son ergonomie vous convient.
  • Le prix d’une poussette peut atteindre des sommets, mais des modèles corrects existent à partir d’une centaine d’euros.
  • Pour des raisons de sécurité, évitez d’acheter une poussette de seconde main.

Choisir une poussette selon son profil

Je cherche un modèle très confortable, pour les premiers mois de l’enfant.

La poussette combinée duo ou trio est la plus adaptée dans ce cas. Certes, elle est généralement encombrante. Mais si l’on souhaite donner la priorité au confort (le bébé est installé comme dans un landau) et qu’on est plutôt du genre à beaucoup voyager, elle représente un choix logique. En achetant le kit complet, nacelle et siège coque auto, on couvre toutes les situations possibles, quel que soit l’âge de l’enfant. Une fois la nacelle posée sur le châssis, on obtient un landau. La nacelle (utilisable jusqu’à 3-4 mois) peut aussi servir de couffin à la maison ou de lit d’appoint. Grâce à un kit spécial, la nacelle devient un lit auto, très appréciable pour les longs trajets. Le siège coque auto (qui convient jusqu’à 9-12 mois) est pour sa part fort pratique pour passer rapidement de la poussette à la voiture, mais n’est pas adapté, en raison du dos fragile des bébés, aux longs voyages. Reste qu’une poussette combinée représente un réel investissement. Il faut compter de 200 à 500 € pour le châssis et le hamac, puis de 100 à 300 € pour une nacelle et de 100 à 300 € pour un siège coque auto.

Je n’ai besoin que d’une poussette 2e âge, de 9 mois à 4 ans.

Tout dépend de l’usage que l’on souhaite en faire : plutôt ville ou plutôt tout-terrain. Dans le premier cas, on portera son choix sur un modèle canne, ultraléger (maximum 9 kg) et peu encombrant (largeur inférieure à 55 cm), que l’on peut trouver à des prix très abordables (60 à 130 €). Ils sont notamment parfaits pour les transports en commun et leur pliage à une main les rend faciles à manier et à ranger. Si l’idée est plutôt de faire de longues balades à la campagne ou en forêt, mieux vaudra opter pour une grande poussette. La taille de ses roues sera un atout certain pour améliorer l’adhérence, amortir les chocs et passer partout. Certaines sont même dotées d’un frein sur le guidon. Rappelons que les poussettes 2e âge ne permettent pas une inclinaison suffisante pour les nourrissons.

 

Les options et accessoires disponibles sur les poussettes

Face à un marché de la puériculture en recul depuis plusieurs années, conséquence de la baisse de la natalité et du développement des produits de seconde main, les fabricants misent sur les options pour tirer les prix vers le haut. Ceux des poussettes ont ainsi grimpé de 3,5 % en 2018, selon l’institut GfK. Ces options permettent l’utilisation de la poussette à tous les âges grâce à des ajouts. Ainsi, la nacelle, petit lit d’appoint pouvant se fixer sur le châssis des poussettes 3 en 1, assure une position totalement allongée pour les bébés jusqu’à 3 mois et évite l’achat d’un landau. L’option coque s’adresse aux enfants pouvant supporter une position légèrement plus assise. Elle pourra servir de siège auto jusqu’au 1er anniversaire du nourrisson, ce qui est pratique pour passer de la poussette à la voiture sans réveiller l’enfant. Après 6 mois, l’enfant peut sans problème être assis dans la poussette : ces options, qui ont un impact certain sur la facture, ne sont donc utiles qu’un temps.

Certains modèles offrent des petits plus, comme la personnalisation des différents éléments (couleur du châssis, habillage du siège et de la capote…), l’ajustement de la profondeur et de la hauteur de l’assise, la présence d’une sangle pour porter la poussette à l’épaule, ou des parois latérales amovibles qui permettent de créer un « cocon » pour les enfants.

 

Combien coûte une poussette ?

De moins de 100 à plus de 1 000 € : la diversité des tarifs des poussettes est impressionnante. Notre comparatif montre que la qualité d’un modèle ne dépend pas de son prix : la poussette que nous avons le mieux notée est vendue aux alentours de 200 € et surclasse des modèles à 400, 700 voire 900 €. Même la Teeny de la marque Safety 1st, vendue moins de 100 €, s’en sort avec les honneurs. La différence de prix tient surtout aux options embarquées. Par exemple, le tarif de la Balios S de Cybex (930 €) lui permet de proposer un guidon ajustable, un pare-soleil très couvrant avec protection solaire UPF50+, un repose-jambes ajustable… Aucune culpabilité à avoir, donc : choisir un modèle moins cher ne fera pas de vous des parents ou grands-parents indignes !

 

Les critères d’ergonomie à vérifier avant l’achat

La plupart des produits de notre sélection ont convaincu notre panel d’utilisateurs et d’experts mais il est recommandé, avant de craquer, d’essayer le modèle convoité en magasin. C’est l’occasion de repérer que le guidon de telle poussette gêne pour incliner le dossier, que le frein de telle autre est placé entre les roues doubles, ce qui rend sa libération malaisée, ou que le relevage du dossier d’une troisième nécessite les deux mains. Si ces critiques paraissent être de l’ordre du détail, elles peuvent s’avérer agaçantes au quotidien. La facilité d’utilisation passe aussi par l’entretien. Comme partout où un bébé passe, la poussette n’est en effet pas à l’abri des salissures… Les housses de certaines passent en machine (Cybex, GB et Bébé Confort, Bee 5 de Bugaboo…) tandis que celles d’autres marques ne sont lavables qu’à la main, voire ne peuvent tout simplement pas être ôtées de la poussette.

Autre point à vérifier : le poids. Celui des poussettes de notre test est compris entre 4,7 et 13,4 kg. Cela compte lorsqu’il faut ranger la poussette dans le coffre de la voiture ou monter des escaliers.

Il existe trois types de pliage : canne ou parapluie (pliage en longueur), « concertina » (pliage carré) et ciseau (pliage carré, roues du même côté). Vérifiez les dimensions de la poussette repliée, c’est important lorsqu’on se déplace en voiture. Les poussettes revendiquent souvent un pliage d’une main, mais ce n’est pas le cas de toutes.

 

Focus sur les normes de sécurité

La sécurité des poussettes est primordiale. Elle est vérifiée selon la norme EN 1888 qui porte sur la durabilité (test de roulage sur surface irrégulière avec poids de 15 kg minimum), la bonne tenue du harnais (rotation à 360° avec mannequin), l’efficacité des freins et la stabilité sur plan incliné, les risques de pincement, de blessures, et de détachements de petites pièces. Cette norme, renforcée en 2012 par rapport à sa version précédente de 2003, s’applique à tous les modèles mis sur le marché à partir de l’automne 2013. S’il est peu probable de trouver en rayon des produits plus anciens, cela peut être le cas lors d’un achat d’occasion : il est donc déconseillé de se procurer une poussette de seconde main sans se renseigner sur sa date de fabrication. Vous pouvez la vérifier grâce au nom du fabricant et au numéro de série, qui doivent être clairement affichés sur la poussette.

À noter : une nouvelle version de l’EN 1888 datant de décembre 2018 a été publiée, pour les poussettes commercialisées après décembre 2019.

 

Les marques de poussettes françaises

Il existe plusieurs marques françaises de puériculture (Aubert, Bambisol, Bébé Confort, Looping, Red Castle…) proposant des poussettes, mais elles ne sont pas fabriquées en France. À l’usine Bébé Confort de Cholet (Maine-et-Loire), où un plan social prévoyant la suppression de 129 emplois sur 350 a été validé le 25 juillet dernier, la production de poussettes a été délocalisée en Chine et au Portugal dès 2007. Le groupe canadien Dorel, propriétaire de la marque, met en avant la situation du marché français, plombé par les ventes d’occasion et la concurrence asiatique.

 

Quelques règles de base pour une utilisation sans danger

  • Vérifiez régulièrement l’état général de votre poussette.
  • Évitez de l’acheter dans une brocante : ces poussettes, qui ont beaucoup servi, ne sont souvent plus conformes.
  • Ne laissez jamais votre bébé seul dans sa poussette. Les chutes arrivent en tête des accidents, devant les pincements et les compressions (de doigts, par exemple).
  • Ne placez jamais un enfant dans une poussette en position assise tant qu’il ne tient pas assis tout seul (entre 6 et 9 mois).
  • À l’arrêt, pensez à toujours vérifier que le dispositif de blocage est bien enclenché.
  • Utilisez toujours les sangles, ceintures et harnais installés, et expliquez à votre enfant qu’il n’est pas question de circuler dans sa poussette sans être attaché.
  • Ne surchargez pas votre poussette avec deux enfants alors que celle-ci n’est prévue que pour un seul, ou en accrochant trop de choses sur le guidon : cela risque de la déséquilibrer et la faire basculer.
  • Par grand froid, pensez à bien couvrir les mains, les pieds et la tête du bébé car pendant que vous marchez, lui reste immobile et s’avère donc plus vulnérable au froid.

→ Test Que Choisir : Comparatif Poussettes

Morgan Bourven

morganBrv