Audika dur d’oreille

Publié le : 17/02/2012 

Mal ajusté à l’oreille de sa propriétaire, l’appareil auditif est perdu. Audika, son fabricant, tarde à reconnaître sa responsabilité.

 

Madame L., des Hauts-de-Seine, porte un appareil auditif ­depuis plusieurs années. Un jour, elle consulte le nouveau centre Audika de Meudon, car elle désire faire ­renouveler ses prothèses pour des appareils « avec boucles magnétiques ». L’audioprothésiste prend ses ­empreintes et engage la fabrication. À la livraison, la cliente constate que ­l’assemblage écouteurs-micro-embouts ne va pas, un des appareils n’ayant pas de bobine magnétique. Nouvelle commande, nouvel ­assemblage et nouveau temps d’adaptation. Or, l’embout de l’oreille droite ne tient pas. Comme solution, Audika pose un enduit à l’embout ­auriculaire pour le faire adhérer. ­Malgré cela, l’appareil ne reste toujours pas en place. Mme L. finit d’ailleurs par perdre cette prothèse mal adaptée à ­l’anatomie de son conduit auditif. Il faut en refaire une autre. Royalement, Audika offre 30 % de réduction pour ce nouveau travail. La cliente refuse et saisit l’UFC-Que Choisir de Meudon. Dans un premier courrier, l’association locale rappelle à Audika son ­engagement : délivrer un ­appareillage sur mesure, comportant les vérifications mécaniques et ­l’ajustement anatomique. Elle précise qu’il ne s’agit pas d’un problème d’adaptation auditive mais d’une ­erreur dans la prise d’empreinte ou dans la fabrication du modèle. « Mme L. est victime d’une non-conformité du produit commandé, qui englobe le vice caché. La destination de l’appareil est de tenir à l’oreille pour entendre. » Refus d’Audika de se ranger à cet argument et nouvelle lettre de l’association ­locale avec menace de saisir le juge de proximité. Audika a accepté de remplacer l’appareil perdu.

Jean-Paul Geai