Auréole suspecte

Publié le : 29/09/2011 

Pour 1 550 €, une habitante de Mâcon achète un salon en cuir auprès du ­magasin But de la ville. Trois mois plus tard, une auréole apparaît sur le cuir du canapé. Elle en avise le magasin qui, après moult relances, finit par envoyer un spécialiste chez la cliente. Il passe une crème sur le cuir pour le nourrir et couvrir la tache, mais celle-ci s’accroît et d’autres surviennent. Devant le silence de But, la cliente consulte l’UFC-Que Choisir de Saône-et-Loire, qui rappelle au magasin que « tous les défauts de conformité qui apparaissent dans un délai de 6 mois à compter de la ­délivrance du bien sont présumés existant lors de la délivrance » (art. L. 211-7 du code de la consommation). L’association locale demande à But de rembourser le salon, sauf à prouver une mauvaise utilisation du canapé par l’acheteur. Le magasin répond que la décoloration est due à un excès de sébum. Trouvant l’explication peu convaincante, l’UFC-Que Choisir conseille à la cliente de saisir le juge de proximité de son litige. But a été condamné à ­rembourser les 1 550 € à la cliente et à ­assumer les frais d’enlèvement du salon.