Des vices sous le capot

Publié le : 24/06/2013 

Dans les deux mois suivant son achat, la 307 Peugeot achetée d’occasion et encore sous garantie connaît deux pannes. Le vendeur refuse de prendre à sa charge les réparations. À tort.

 

Madame V., qui réside à Bar­gemon (83), achète d’occasion, dans un garage du Muy, une Peugeot 307 HDi affichant 77 848 km au compteur. La garantie est de trois mois. Un mois plus tard, la conductrice tombe en panne sur la route et doit se faire remorquer chez le concessionnaire Peugeot le plus proche. Raison de la panne : casse du volant moteur et de l’embrayage. La réparation s’élève à 1 580 € que le garage du Muy refuse de prendre à sa charge. La consommatrice paye mais, trois semaines plus tard, nouvelle panne et nouveau dépannage. Cette fois, c’est la batterie qui est défectueuse et la réparation s’élève à 207 €. En deux mois et 3 000 km parcourus, Mme V. a déboursé 1 787 €. Elle adresse plusieurs lettres recommandées au garage du Muy pour demander le remboursement des sommes dépensées. Devant le refus catégorique du vendeur, elle consulte l’UFC-Que Choisir du Var-Est. L’association locale envoie un courrier recommandé au garagiste, pour lui rappeler les droits de la cliente en matière de vice caché. « Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine ou qui diminuent tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquise, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il les avait connus », art. 1641 et suiv. du code civil. Le garagiste du Muy n’a pas jugé utile d’aller retirer la lettre recommandée de l’association locale. Cette dernière a donc conseillé à Mme V. de saisir le juge de proximité. Le professionnel a été condamné à rembourser la totalité des frais engagés par l’automobiliste, augmentés de 200 € pour trouble de jouissance.