Le dentiste avait la dent mauvaise

Publié le : 28/10/2014 

Lors de la pose d’une couronne, le dentiste commet une erreur entraînant des frais non remboursés. Sur pression de l’UFC-Que Choisir, l’assureur du praticien finira par prendre en charge la dépense.

 

Madame N., de Caen, voit son dentiste pour une pose de couronne. Elle est à la CMU-C et, s’agissant d’une prémolaire, l’acte est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Lors de l’intervention, le dentiste perce la racine et envoie du produit dentaire dans l’os. Peu après, Mme N. a une infection. Malgré les médicaments, les douleurs persistent et le dentiste propose d’arracher la dent et de poser un bridge. Cela entraîne une participation financière que Mme N. ne peut assumer. Un centre de soins lui confirme la perforation du canal dentaire avec nécessité de poser un implant et lui établit un devis provisoire de 2 140 € avec remboursement de 64,50 € par la Sécu. Pour le devis définitif, une radiographie à 150 € non remboursée est nécessaire. Ne pouvant supporter cette dépense, Mme N. demande au dentiste ayant commis l’erreur médicale de faire une déclaration à son assureur. Devant son refus, la patiente saisit l’UFC-Que Choisir de Caen. L’association locale contacte le conseil de l’ordre des chirurgiens-dentistes pour récupérer le dossier médical. Puis demande au conseil d’ordonner au dentiste responsable de faire une déclaration de sinistre à son assureur. Confirmant l’erreur, ce dernier accorde une prise en charge partielle de l’implant, en excluant la couronne, objet du premier acte du dentiste. Le remboursement s’élève à 1 630 €, plus une indemnité de 400 €. Insuffisant : pas de devis définitif, pas de radio, la couronne sur implant reste à charge… À force d’insistance, l’assureur a accepté de rembourser la totalité des soins et de porter l’indemnité à 700 €. Mais Mme N. a dû changer de dentiste.