Les établissements de santé sont-ils hospitaliers ?

Publié le : 23/11/2017 

L’UFC-Que Choisir de Nantes a publié les indicateurs de qualité des établissements de santé de Loire-Atlantique. Certains résultats sont encourageants, d’autres alarmants.

 

Sur son site (nantes.ufcquechoisir.fr) et dans son bulletin trimestriel, l’UFC-Que Choisir de Nantes a publié les indicateurs de qualité des établissements de santé de Loire-Atlantique. Ces indicateurs sont issus de données collectées en 2014 et 2015 par la Haute autorité de santé (HAS), laquelle informe les patients sur le niveau de qualité des établissements de soins de toutes tailles, privés et publics, partout en France grâce à son site scopesante.fr. Sur divers critères, la HAS attribue aux établissements des notes sur 100 et des appréciations allant de A (très satisfaisant) à D (insuffisant). Objectif : aider les patients à choisir leur lieu d’hospitalisation et inciter ces structures à s’améliorer. L’association locale (AL) nantaise a publié les données de la HAS qu’elle juge les plus pertinentes en les classant selon deux grands thèmes. Le premier est la lutte contre les infections liées aux soins. Il révèle de fortes disparités. La clinique Jules-Vernes, à Nantes, arbore 100/100 et A sur les trois indicateurs choisis : prévention des infections nosocomiales, prévention des infections en chirurgie et bon usage des antibiotiques. En revanche, l’unité de soins de longue durée Cheveux blancs Orvault, qui accueille des personnes âgées, affiche des résultats alarmants en prévention des maladies nosocomiales, potentiellement graves (53/100, D). L’Établissement de santé pour enfants et adolescents de la région nantaise (Esean), à Nantes, doit améliorer son usage des antibiotiques (55/100, D). En général, les petites structures ont des marges de progrès importantes.

Prise en charge des patients ­perfectible

Les inégalités s’estompent avec le deuxième thème, la qualité de prise en charge des patients. L’AL de Nantes remarque des avancées dans la qualité de tenue du dossier du patient dans beaucoup d’établissements. Mais des efforts restent à fournir pour certains, comme le Centre Catherine-de-Sienne (68/100, C). Du côté du suivi du poids du patient et de la traçabilité de l’évaluation de la douleur, les résultats sont assez encourageants. Toutefois, quelques structures, comme l’hôpital de Vertou (65/100, C) peuvent encore s’améliorer. Le lien hôpital-ville, c’est-à- dire la qualité et le délai d’envoi du courrier de fin d’hospitalisation ainsi que la qualité du document de sortie, reste un point noir. Tous obtiennent des scores insuffisants, la clinique Jeanne-d’Arc de Nantes chutant à 3/100. Cela traduit un problème d’organisation des secrétariats médicaux, jugé anormal par l’association locale. D’autant que, depuis début 2017, une lettre de liaison doit être remise au patient à sa sortie d’hospitalisation. Pour approfondir ces données, la HAS a défini de nouveaux indicateurs : qualité du dossier patient dans le cadre d’un AVC, décision médicale en équipe en cas de cancer, surveillance clinique minimale en salle de naissance après l’accouchement. Là aussi, des efforts restent à faire, la plupart des notes se situant entre 67 et 86/100.