Arnaques par SMS

Des éditeurs dans le collimateur

Publié le : 29/03/2013 

Les agents de la Répression des fraudes (DGCCRF) sont remontés jusqu’à des sociétés à l’origine de SMS frauduleux. Une dizaine d’entre elles, basées en France ou à l’étranger, font l’objet d’un procès-verbal qui doit être adressé à la justice.

 

Les arnaques par SMS n’en finissent pas de faire des victimes. Ces messages reçus sur son téléphone portable et incitant à composer un numéro surtaxé continuent à affluer. Selon les cas, ils laissent penser au destinataire qu’il a reçu un colis, un bouquet de fleurs ou gagné à une loterie. Ils peuvent aussi lui faire croire que l’annonce qu’il a passée intéresse un acheteur ou qu’un paiement frauduleux a été réalisé avec sa carte bancaire. Dans tous les cas, le message l’incite à en savoir plus en composant un numéro débutant par 08 99, facturé 1,35 € l’appel puis 0,34 € la minute. Mais au bout du fil, jamais rien de concret, si ce n’est une facture de téléphone alourdie de quelques euros.

Pour la première fois, les agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont mené l’enquête. Résultat : une dizaine de procédures contentieuses ont été émises à l’encontre d’éditeurs à l’origine de certains de ces SMS frauduleux et de sociétés intermédiaires. Dans les jours qui viennent, des procès-verbaux pour pratiques commerciales trompeuses seront transmis à la justice. Ils pourraient déboucher sur des condamnations. La DGCCRF assure en outre avoir obtenu des opérateurs de services à valeur ajoutée (ceux qui mettent les numéros surtaxés à la disposition des éditeurs) la promesse de renforcer leurs mécanismes de contrôle. Il était temps...

Ces mesures viennent s’ajouter à la plate-forme de lutte contre les SMS frauduleux mise en place par les opérateurs (www.33700-spam-sms.fr). La DGCCRF a aussi annoncé qu’elle allait continuer à lutter contre ce phénomène. Pas sûr pour autant que ces initiatives incitent les éditeurs malveillants à renoncer à envoyer en masse ces messages frauduleux qui leur rapportent des fortunes sur le dos des consommateurs. Faciliter les démarches pour bloquer les reversements indus aurait peut-être été plus judicieux.