Démarchage téléphonique Faut-il renouveler son inscription à Bloctel ?

Démarchage téléphonique

Faut-il renouveler son inscription à Bloctel ?

Publié le : 27/03/2019 

Les premiers inscrits sur la liste antidémarchage téléphonique Bloctel ont reçu un e-mail leur proposant de renouveler leur inscription. Mieux vaut le faire, même si le système est loin d’avoir démontré son efficacité.

 

Vous avez fait partie des premiers inscrits à la liste antidémarchage Bloctel ? Vous avez certainement été destinataire d’un e-mail vous prévenant que votre inscription arrivait à échéance et vous proposant de la renouveler pour 3 ans supplémentaires. Cette disposition avait été prévue dès le lancement du dispositif, en 2016, afin de limiter les risques d’obsolescence de la liste. Pour cela, les personnes concernées doivent se rendre sur le site Bloctel.gouv.fr, se connecter à leur compte, aller dans l’onglet « Gérer mes numéros », cocher la case prévue à cet effet puis valider. La procédure étant relativement simple et, surtout, gratuite, autant la suivre même si dans la pratique, le fait d’être inscrit à Bloctel ne constitue en aucun cas une garantie de ne plus recevoir d’appels intempestifs. Les contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), les sanctions appliquées et surtout la volonté politique sont loin d’être suffisants pour rendre le système efficace.

En début d’année, une nouvelle proposition de loi visant à mieux encadrer le démarchage téléphonique a bien été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale puis par le Sénat. L’ennui, c’est qu’en l’état, elle risque plus d’aggraver la situation que de l’améliorer à cause notamment d’une de ses principales dispositions qui vise à donner plus de pouvoir aux entreprises pour démarcher les personnes inscrites sur Bloctel. En parallèle, une concertation a eu lieu au sein du Conseil national de la consommation, mais elle s’est soldée par un échec, les professionnels du secteur ayant refusé le compromis que leur proposaient les associations de consommateurs, dont l’UFC-Que Choisir. Les consommateurs n’en ont pas encore fini avec les appels intempestifs.

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