Grippe A

Surtout, pas de panique !

Publié le : 14/09/2009 

Pour éviter d'attraper la grippe A, le mieux est d'observer quelques précautions d'hygiène. Et si on la contracte malgré tout, du repos et un peu de paracétamol pour atténuer les symptômes suffisent à se remettre sur pieds en quelques jours.

 

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La grippe A, ça ressemble à quoi ?

Fièvre élevée, toux, courbatures, sensation de fatigue intense, maux de tête : la grippe A a tout de la grippe saisonnière classique. C'est donc une infection respiratoire aiguë. Difficile de la confondre avec un rhume ou toute autre maladie : les symptômes sont brutaux et ne laissent pas de place au doute.

Est-elle dangereuse ?

Pas plus que la grippe saisonnière. Et comme pour cette dernière, il y a simplement des personnes chez qui elle peut entraîner des complications. Il s'agit essentiellement des femmes enceintes et des personnes qui souffrent déjà d'autres maladies (asthme, diabète, affections cardiovasculaires, etc.).

Est-il possible de l'éviter ?

Le virus s'attrape par dissémination dans l'air (toux, éternuements), par contact avec une personne contaminée (poignée de mains ou embrassade) ou avec un objet qu'elle a touché (poignée de porte).

On peut tenter de s'en prémunir en se lavant les mains régulièrement. Dans la mesure du possible, il faut éternuer ou tousser dans un mouchoir en papier, puis le jeter. Si on a simplement mis sa main devant sa bouche, on se lave les mains. Le savon suffit amplement.

Et si on ressent les symptômes ?

La consigne officielle est d'appeler son médecin traitant, avant même de se déplacer à son cabinet. Cela lui permet de préparer un masque et de déterminer à quel endroit vous recevoir afin que vous ne contaminiez pas les autres patients.

Si on tombe malade au travail ?

Il faut de toute façon contacter son médecin traitant. Les entreprises, de leur côté, sont tenues d'assurer la sécurité des salariés. Elles n'ont pas d'obligations précises en la matière, mais il est probable qu'elles aient des masques en stock pour le cas où quelqu'un ressentirait les premiers symptômes sur son lieu de travail.

Quel est le traitement ?

Dans la plupart des cas, et si la grippe est confirmée (par une simple auscultation), la visite chez le médecin se soldera par une prescription de paracétamol et de masques, délivrés en pharmacie. Car l'essentiel est de protéger l'entourage familial, sachant qu'on peut être contagieux jusqu'à 2 jours après la fin des symptômes. Des consignes pratiques sont données par le médecin pour limiter la contagion. La personne malade devra dans tous les cas rester au repos quelques jours. L'antiviral (le fameux Tamiflu) ne sera donné qu'exceptionnellement. Il faut savoir que son efficacité est loin d'être optimale. Au mieux, il réduit un peu la durée des symptômes.

Et le vaccin ?

Des millions de doses d'un vaccin mis au point en urgence par les laboratoires pharmaceutiques ont été commandées par les pouvoirs publics. Le vaccin sera disponible une fois que l'autorisation de mise sur le marché (AMM) sera donnée. Le produit est-il sûr ? C'est la grande question, puisqu'on ne connaît pas ses effets secondaires. Les adjuvants utilisés pour optimiser l'effet du vaccin sont sur la sellette, au point qu'il est recommandé d'administrer une formule qui n'en contient pas aux femmes enceintes, aux jeunes enfants et aux personnes immunodéprimées (VIH, sida). À chacun de déterminer si cela vaut le coup de prendre le risque pour une grippe bénigne dans la plupart des cas.

Qui sera vacciné ?

La vaccination sera gratuite, et non obligatoire. Les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, et ceux qui sont au contact des malades, seront les premiers à pouvoir se faire vacciner. Viennent ensuite les femmes enceintes à partir du 2e trimestre de grossesse, l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois, les enfants de moins de 2 ans souffrant déjà de maladies chroniques. Puis les personnes atteintes de maladies sévères, etc.

Qui ne sera pas vacciné ?

Les bébés de moins de 6 mois.

Comment s'organisera la vaccination ?

Les personnes prioritaires recevront un bon de l'Assurance maladie par courrier. Si elles décident d'en bénéficier, elles devront se rendre dans un centre de vaccination.

Anne-Sophie Stamane

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