Médecin généraliste La consultation à 25 euros en 2017

Médecin généraliste

La consultation à 25 euros en 2017

Publié le : 29/07/2016 

25 euros la consultation chez un généraliste d’ici un an : c’est la principale mesure issue des discussions entre l’assurance maladie et les médecins, qui viennent de se terminer. Le texte n’est pas encore formellement signé, mais deux syndicats ont annoncé leur accord.

 

L’annonce ne sera définitive que lorsque, le 26 août prochain, les syndicats de médecins auront signé le texte avec l’assurance maladie. Mais deux d’entre eux ayant déjà donné leur accord de principe, il est probable que rien ne bougera d’ici là. La consultation chez un généraliste devrait donc passer à 25 euros en mai 2017, soit une hausse de deux euros. Pour les enfants de moins de 6 ans, un tarif unique de 30 euros sera appliqué. Actuellement, c’est 28 euros jusqu’aux deux ans de l’enfant, et 26 euros entre deux et six ans.

D’autres tarifs vont changer, notamment dans la liaison entre généraliste et spécialistes. Un avis ponctuel sollicité par le médecin traitant sera facturé 50 euros, au lieu de 46. Un patient adressé à un spécialiste pour une pathologie particulière (maladie cardiaque, par exemple) paiera 30 euros à chaque consultation. Nouveauté, des actes dits « complexes » et qui demandent un peu de temps font leur apparition, et donnent lieu à une tarification spécifique. Exemple, une première consultation pour contraception ou pour dépistage de cancer de la peau vaudra 46 euros. Pour des actes très complexes, comme une consultation pour mettre en place un traitement contre le cancer, il faudra débourser 60 euros.

Comme souvent, ces discussions entre l’assurance maladie et les syndicats de médecins, qui ont lieu tous les cinq ans, se sont focalisées sur les tarifs de consultation. La question de l’accès aux soins n’a été abordée que sous l’angle géographique, avec une aide de 50 000 euros pour les médecins s’installant dans les zones sous dotées, à condition qu’ils y restent trois ans et exercent en groupe. Or la désertification qui s’aggrave, comme l’a récemment dénoncée l’UFC-Que Choisir, n’est pas la seule entrave pour les patients. Les dépassements d’honoraires ont également leur part dans les difficultés d’accès aux soins. Sur ce chapitre, malheureusement, rien de nouveau. Le modèle instauré il y a quelques années par le contrat d’accès aux soins, avec droit aux dépassements encadré, est reconduit, alors même qu’il a surtout autorisé plus de médecins à facturer des dépassements !

Anne-Sophie Stamane

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