Pouvoir d’achat (septembre 2022) Les Français achètent moins, mais ça leur coûte plus cher

Pouvoir d’achat (septembre 2022)

Les Français achètent moins, mais ça leur coûte plus cher

Publié le : 23/09/2022 

La hausse des prix se poursuit pour l’alimentation et l’hygiène, masquant un recul des achats en volume. Selon l’indice mensuel calculé par l’UFC-Que Choisir, l’inflation en septembre atteint 6,1 %, toujours tirée par les achats en grandes surfaces (+10,2 %) et par l’énergie.

 

Les clients laissent toujours plus d’argent dans les tiroirs-caisses des supermarchés (1). Mais ce n’est pas parce qu’ils consomment davantage, au contraire. En cette période inflationniste, les hausses des prix des produits d’alimentation et d’hygiène-beauté font plus que compenser le recul des achats, selon la dernière enquête de l’institut d’études de marché Iri. En effet, « les ventes en volume sont quasiment stables (-0,2 %) » sur la semaine du 12 au 18 septembre par rapport à 2021 « après quatre semaines de recul ». En parallèle, le chiffre d’affaires des enseignes de la grande distribution, lui, s’accroît de 8,3 %, souligne l’Iri.

En effet, l’inflation se maintient à peu près au même niveau depuis quelques mois : elle est de 6,1 % sur 1 an en septembre, selon l’indice mensuel calculé par l’UFC-Que Choisir (contre 6,3 % en août et 6,1 % en juillet).

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Une inflation de +10,2 % en grande surface

Mais pour les achats du quotidien, ça fait mal. La hausse des prix en grande surface dépasse désormais la barre des 10 %. L’inflation atteint 9,5 % dans les rayons alimentation, et 15 % pour les produits d’hygiène-droguerie-beauté.

La situation se dégrade de mois en mois concernant l’équipement de la maison, les dépenses liées au logement ainsi que les transports : ces catégories enregistrent des hausses de prix de 7 %. Les autres postes de dépenses (forfaits, assurances et mutuelles, loisirs et habillement) dépassent également les 3 %. Seules exceptions : les dépenses de santé et les loyers.

En revanche, l’énergie pèse dorénavant moins lourd, car si les prix continuent d’augmenter, ils le font plus lentement. Surtout, ils sont comparés à des prix 2021 déjà en hausse. Une exception, le fioul, à +70 % par rapport à septembre 2021, poursuit sa flambée vertigineuse.

(1) Hors hard-discounters.

Méthodologie

Que Choisir évalue le taux d’inflation mois par mois, à partir de ses propres observations. Pour près de 40 % des dépenses de consommation, nous disposons de données permettant d’évaluer des variations mensuelles de prix, basées sur nos relevés effectués en grandes surfaces (pour l’alimentation, la boisson et l’hygiène-beauté), ainsi que sur les offres tarifaires tirées de nos comparateurs de prix (énergiecarburantsmutuellesforfaits mobilesfournisseurs d’accès à Internetassurances habitationbanques, équipements électroménagers). Chaque prix est ensuite pondéré par la fréquence d’achat et agrégé dans une moyenne générale.

Pour les autres postes de dépenses (loyer, dépenses de logement et de transport, hôtels et restauration, loisirs, habillement et santé), Que Choisir se réfère aux évaluations de l’Insee.

Attention : par convention, les variations de prix sur une période (par exemple pour le mois de mai 2022) sont calculées par rapport à la même période de l’année précédente (le mois de mai 2021). Ceci afin de s’affranchir des mouvements saisonniers des tarifs (par exemple ceux des fruits et légumes, très dépendants de la saison et des conditions de récolte).

Grégory Caret

Observatoire de la consommation

gregorycaret