Téléviseur Sony

Une dalle qui fausse le jeu

Publié le : 15/04/2011 

Malgré d’excellents résultats obtenus lors de nos tests, plusieurs consommateurs nous ont écrit pour se plaindre d’un téléviseur de chez Sony, le KDL 32EX500. Surpris, nous l’avons racheté et constaté que le constructeur avait effectivement changé la dalle de ce modèle.

 

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Lors de notre dernier test de téléviseurs, nous ne tarissions pas d’éloges sur le Sony KDL 32EX500. Grâce à son excellente qualité d’image, et ce quelle que soit la source d’entrée (Péritel, HDMI, décodeur TNT), ce modèle avait décroché la deuxième place de notre classement (lire l’encadré ci-dessous). Ce jugement très favorable a encouragé plusieurs lecteurs de « Que Choisir » à  faire l’acquisition de ce téléviseur. Ces dernières semaines, nous avons reçu plusieurs courriers de consommateurs se plaignant de la qualité d’image du Sony KDL 32EX500. Intrigués par ces retours contraires à nos résultats, nous avons racheté un exemplaire dudit téléviseur et procédé à de nouveaux tests en laboratoire. Et là, surprise : une nette différence est en effet apparue. La qualité d’image est identique lorsque le téléspectateur est bien en face de l’écran, mais elle se dégrade complètement (et même déraisonnablement) dès lors qu’il sort de l’axe. Sur le premier échantillon, nous observions une perte de contraste de 50 % à 46° ; sur le second, elle apparait dès 19° ! A 50° de l’axe, le taux de contraste passe de 360… à 85 ! Voilà un défaut majeur qui, s’il avait été constaté lors de nos premiers tests, aurait lourdement pénalisé le téléviseur.

Une dalle moins chère ?

 A priori identiques, les deux échantillons sont en fait différents : Sony en a changé la dalle, troquant un modèle Samsung pour un modèle Optronics (voir visuels ci-dessous). Le recours à différents fournisseurs est courant chez les constructeurs. Mais Sony garantit une qualité constante de ses produits, ce qui pèche dans le cas présent. Il est pourtant difficile d’imaginer que ce constructeur de renom, habitué des hauts de classement dans nos tests, ne se soit pas aperçu de la directivité de cette nouvelle dalle. Difficile également de ne pas mentionner la baisse de prix du téléviseur au cours des derniers mois (Fin 2010, il coûtait 615 euros ; on le trouve aujourd’hui à 415 euros). De là à mettre les deux phénomènes en corrélation, il n’y a qu’un pas…

Nous avons contacté Sony à plusieurs reprises pour obtenir des explications et envisager un dédommagement des clients lésés. À ce jour, nous sommes toujours sans nouvelles.

L'ancienne et la nouvelle dalle du Sony KDL 32EX500

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Ce que nous écrivions sur le Sony KDL 32EX500

Cet appareil fait partie de la nouvelle gamme lancée au printemps 2010 par Sony. Ce fabricant nous avait habitués à des écrans de très bonne qualité. Nous ne sommes pas déçus par les nouveaux modèles, et notamment ceux de la série EX 500 (les mêmes modèles sont proposés en 37 et 40 pouces). Même si leur qualité d’image est sensiblement moins bonne que celle du 40 HX 700 du même fabricant, modèle que nous avons aussi testé, elle demeure bien supérieure à celle des autres modèles en test. Pour commencer, cet appareil est très complet et bien équipé : il offre, entre autres, une résolution de 1080 × 1920, quatre entrées HDMI et une entrée YUV dite composante, une prise Ethernet et une entrée USB permettant la lecture de fichiers audio ou vidéo. Il permet aussi, via sa sortie audio numérique (sortie optique), de se connecter à un amplificateur 5.1. Il offre enfin un accès à Internet, celui-ci se limitant à quelques sites comme YouTube. Même si, comme nous l’avons déjà signalé, la qualité d’image est sensiblement moins bonne que sur le modèle 40 HX 700, les images proposées par cet appareil sont dans l’ensemble excellentes, et ce quelle que soit l’entrée considérée, RGB via une prise péritélévision, HDMI, décodeurs TNT et TNT-HD… On notera enfin, contrairement à un argument commercial qui tend à se répandre, que cet appareil, qui utilise pourtant une technologie LCD classique, offre une qualité d’image bien supérieure à celle que nous avons pu observer jusqu’à maintenant sur les modèles utilisant un rétroéclairage à LED.

Concernant les points faibles, on pourra regretter le mode d’allumage rapide, encore appelé « Quick Start », qui augmente de façon considérable la consommation en stand by, la faisant passer de 0,2 à plus de 11 W.

Camille Gruhier