Taille d’écran, ultra haute définition, télé connectée, Time Shift, écrans incurvés, OLED… Choisir un téléviseur n’est pas une mince affaire. La profusion de modèles et de technologies pousse souvent les consommateurs non initiés à s’en remettre aux conseils d’un vendeur, forcément intéressé et pas toujours très connaisseur. Quelques pistes pour vous aider à faire votre choix.

 
SOMMAIRE

Test Que Choisir : Comparatif Téléviseurs

La taille d’écran

ga tv tailles

C’est la stratégie des marques de téléviseurs : innover régulièrement pour inciter les consommateurs à changer de télé, dans un contexte de baisse continue des prix et de dimensions d’écran de plus en plus impressionnantes. Ainsi, au-delà de 81 cm de diagonale (32 pouces), les téléviseurs sont équipés d’une dalle Full HD (1080 x 1920) ou UHD (ultra haute définition, 2060 x 3840). Les programmes des chaînes diffusés en haute définition (HD) et disponibles via un décodeur TNT HD sont de plus en plus nombreux, surtout depuis le 5 avril 2016 et le passage au Mpeg4. En outre, des films en HD peuvent désormais être lus via un lecteur Blu-ray (1080 x 1920), et malgré des contenus UHD encore rares, le mouvement est néanmoins enclenché et les téléviseurs UHD deviennent peu à peu la norme.

La superficie de la pièce dans laquelle vous regardez la télévision sera déterminante. Selon la taille de l’écran choisi, la distance de vision sera plus ou moins grande. On trouve, notamment sur Internet, de nombreuses propositions concernant cette distance optimale, mais elles ne sont hélas pas forcément bien argumentées. Que Choisir a donc décidé de faire appel à un panel d’utilisateurs afin de déterminer cette distance optimale.

Celle-ci change sensiblement en fonction de la taille de l’écran et de la résolution du film regardé. La distance optimale est ainsi de 2,2 à 2,5 fois la diagonale de l’écran pour une taille d’écran variant de 40 pouces (102 cm de diagonale) à 55 pouces (140 cm). On notera qu’au fur et à mesure des années, le ratio « distance optimale/diagonale d’écran » s’est considérablement réduit grâce, essentiellement, aux résolutions de plus en plus importantes des écrans (Full HD puis UHD). En parallèle, la résolution des films n’a cessé de s’améliorer au fil des années, avec notamment la réception hertzienne qui est passée de l’analogique au numérique puis de la définition standard au Full HD.

Le budget

Il s’agit bien entendu d’un critère éminemment personnel. Mais si votre budget n’est pas trop limité, vous pouvez vous demander si un téléviseur de bonne qualité suppose un prix élevé. Sur ce marché, et pour des modèles équivalents (taille de l’écran, définition, connectique…), la fourchette est en effet assez grande.

Or, comme le montrent les résultats réguliers de nos tests, il est possible de trouver des téléviseurs de très bonne qualité à des prix qui ne soient pas prohibitifs tant que l’on reste dans des tailles d’écrans raisonnables. À l’inverse, il arrive que des téléviseurs vendus plus de 1 000 € affichent des résultats assez décevants. Bref, la qualité n’est pas corrélée au prix.

Nous pouvons néanmoins donner le conseil suivant : si votre budget est un peu juste, évitez les très grandes tailles d’écran d’entrée de gamme, même des fabricants les plus connus. Ces modèles obtiennent rarement de bons résultats lors de nos tests. Choisissez plutôt, dans une gamme de prix comparable, une télévision de taille inférieure mais de milieu de gamme.

À titre indicatif, voici quelques prix bas relevés sur des téléviseurs ayant obtenu de bons résultats à l’issue de nos tests comparatifs :

  • 102 cm (40 pouces) : 460 €
  • 122 cm (48 pouces) : 584 €
  • 127 cm (50 pouces) : 590 €
  • 140 cm (55 pouces) : 790 €

La technologie d’écran

Les fabricants mettent en avant des technologies d’écrans telles que l’UHD, le HDR, le rétroéclairage Quantum Dot ou encore les écrans OLED. Quelles sont les technologies à prendre en considération pour faire votre choix ?

Les écrans UHD

L’ultra haute définition (UHD) n’est maintenant plus une nouveauté. Apparue en 2013 d’abord sur des modèles très chers, elle s’est rapidement généralisée sur tous les téléviseurs de plus de 40 pouces (1 m) à partir du milieu de gamme. Rappelons que l’UHD n’est pas, à proprement parler, une nouveauté ou une avancée technologique. Il s’agit toujours d’un écran LCD à rétroéclairage à LED. Seulement, comparé au Full HD, le nombre de pixel a été multiplié par quatre, passant de 1920 x 1080 à 3840 x 2160 (plus de 8 millions de pixels contre 2 millions). C’est pour cette raison que les téléviseurs UHD sont parfois également vendus sous la dénomination « 4K ».

Outre les modèles OLED, la plupart des « Meilleurs choix » testés dans notre comparatif sont des modèles UHD. Il faut cependant se méfier des appareils d’entrée de gamme offrant une dalle UHD. Ils sont équipés de processeurs souvent sous-dimensionnés et ont parfois bien du mal à proposer une interpolation correcte des images Full HD issues de la TNT HD ou d’un lecteur Blu-ray. De fait, cela peut se traduire par une image très dégradée.

Les écrans OLED

L’OLED, pour Organic Light-Emitting Diode (diode électroluminescente organique), nous avait convaincus lors de nos premiers essais réalisés en 2013. À l’heure actuelle, seul le fabricant LG propose plusieurs modèles OLED. Ils font partie des références haut de gamme du fabricant sud-coréen. Bien que leurs prix aient considérablement diminué ces deux dernières années, ils demeurent assez élevés. Comptez plus de 2 000 € pour un téléviseur OLED de 55 pouces !

Rappelons que l’OLED, par opposition aux écrans LCD, ne présente pas de rétroéclairage et offre, par conséquent, des niveaux de noirs très bas et des contrastes très élevés. Ces appareils sont généralement capables de restituer un haut niveau de détails et ce, dans tous les niveaux de luminosité allant du noir le plus profond aux scènes les plus exposées. Compte tenu des bons résultats obtenus par tous les modèles OLED lors de nos derniers tests, ces derniers constituent indéniablement un choix intéressant si vous disposez d’un budget conséquent.

Les diodes dites « Quantum Dot »

Ces diodes sont utilisées pour assurer le rétroéclairage de certains LCD à LED. Le nom n’étant pas très vendeur, les fabricants utilisent leur propre appellation pour désigner cette nouvelle technologie : « Triluminos » chez Sony et « Quantum Display » chez LG, elle devient « Nano cristaux » chez Samsung. Sans trop rentrer dans les détails, on se contentera de préciser qu’elle est censée apporter une nette amélioration dans le rendu des couleurs, en particulier pour toutes celles se rapprochant du vert ou du rouge. Les résultats obtenus lors de nos tests par les appareils équipés d’un rétroéclairage « Quantum Dot » sont globalement bons voire très bons. Nos panelistes restent assez partagés sur le résultat final. Ils reconnaissent néanmoins l’évolution apportée par cette technologie dans la restitution des couleurs.

Quel que soit le fabricant, on ne trouve de rétroéclairage « Quantum Dot » que sur les modèles les plus haut de gamme des principaux fabricants. Et si cette technologie peut présenter un réel apport en termes de restitution des couleurs, elle ne suffit toutefois pas à garantir la qualité d’image d’un téléviseur. Certains modèles « Quantum Dot » testés ces derniers mois présentent des résultats très moyens malgré des prix le plus souvent supérieurs à 1 500 €.

Le HDR

Apparu en 2015, c’est surtout en 2016 que le HDR (High Dynamic Range) a véritablement fait parler de lui, notamment avec l’arrivée des premiers lecteurs Blu-ray UHD-HDR. Cette technologie consiste à quantifier les informations de luminance et de colorimétrie sur un nombre de bits plus élevé, garantissant dès lors une image beaucoup plus nuancée, notamment dans les zones de faible et forte luminosité. Le HDR a également une influence sur le niveau des couleurs. Les premiers appareils que nous avons pu tester avec de courtes séquences proposées par quelques fabricants nous ont vraiment bluffés, même si l’image semble parfois irréelle. Le problème est que nous avons dû emprunter ces séquences aux fabricants. La raison ? Elles sont pour l’instant inexistantes. S’il ne fait aucun doute que les téléviseurs HDR, seulement disponibles dans les gammes de prix les plus élevées, pourront diffuser une très belle image, on peut avoir quelques doutes sur l’arrivée prochaine de contenus adaptés. Si vous avez les moyens de vous acheter un téléviseur à plus de 1 500 €, il est probable qu’il sera UHD HDR. Mais si votre budget est plus limité, il ne nous semble pas pertinent d’en faire un critère d’achat.

L’UHD Premium, le SUHD, le Super UHD, la 4K-HDR…

Dans un premier temps, l’UHD n’était disponible que sur les appareils les plus coûteux. Mais cette résolution, encore parfois qualifiée de 4K, s’est très rapidement démocratisée et on la retrouve même sur des appareils d’entrée de gamme, avec des résultats parfois peu concluants. Les industriels ont toujours besoin d’une technologie porte-étendard qui leur permet d’identifier les appareils de leurs gammes supérieures. Ils ont par conséquent décidé de créer un téléviseur « Super UHD ». C’est d’abord au sein de l’UHD Alliance (regroupement des principaux fabricants de téléviseurs, des sociétés de production, des acteurs influents de la vente de contenus tels que Netflix), qu’a été établi une nouvelle certification de qualité d’image dite UHD Premium. Elle est facilement identifiable grâce au logo ci-dessous.

ga tv logo uhd

En simplifiant, cette certification garantit une définition d’image minimale correspondant à l’UHD, mais définit aussi des exigences en termes de rendu des couleurs et de luminosité avec des dynamiques plus élevées pour garantir une meilleure restitution des détails. Cette certification, si elle est appliquée, devrait se traduire, au moins pour les téléviseurs, par une « super image en UHD ». Pour atteindre les exigences de l’UHD Premium, les fabricants font appel à trois technologies précédemment citées : une dalle d’une résolution UHD (ou 4K) de 3840 x 2160, un rétroéclairage « Quantum Dot » et l’intégration du HDR. De façon surprenante, alors que nous nous attendions à retrouver ce logo sur les appareils les plus sophistiqués des fabricants, il n’est pratiquement pas visible. Au lieu de cela, chacun y va de sa propre appellation : « S-UHD » chez Samsung, « Super-UHD » chez LG ou encore « 4K-HDR Triluminos » chez Sony… On retrouve à chaque fois les trois technologies précédemment citées derrière ces dénominations. Résultat, difficile pour le consommateur de s’y retrouver et compliqué de l’orienter. À l’heure actuelle, on peut juste établir le constat suivant : toutes ces appellations ou logos ne se retrouveront d’abord que sur les modèles les plus chers. Et s’il y a fort à parier que la qualité d’image sera au rendez-vous, de trop nombreuses incertitudes subsistent. Partant de là, ces mentions ne doivent pas être un critère de choix.

Un écran incurvé ou pas ?

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L’apparition de l’écran incurvé coïncide avec le développement des modèles UHD. À l’origine, ces derniers étaient réservés aux gammes supérieures et leurs prix pouvaient atteindre plusieurs milliers d’euros. Comment, dans ces conditions, expliquer à l’acheteur potentiel que deux écrans de même taille, mais l’un en Full HD et l’autre en UHD, pouvaient présenter de tels écarts de prix ? Même s’ils ne le reconnaîtront pas volontiers, l’idée est venue aux fabricants de proposer un design que l’on puisse facilement distinguer. C’est ainsi que l’écran incurvé est apparu. Bien sûr, vous trouverez sur leurs sites ou catalogues des explications sur l’amélioration supposée de l’écran incurvé (par exemple, vous plonger au cœur de l’action). Or, les tests que nous réalisons depuis plusieurs années montrent qu’en dehors d’un possible intérêt purement esthétique, il n’améliore pas la qualité d’image. L’écran incurvé peut même parfois être gênant à cause des réflexions. Si c’est la qualité d’image qui vous importe, oubliez l’écran incurvé comme critère de choix.

Les équipements à prendre en compte

Une fois votre budget et la taille de l’écran arrêtés, il faut s’interroger sur l’intérêt présenté par certains équipements intégrés aux téléviseurs. Si vous achetez une télévision haut de gamme, il est probable que la majorité de ces équipements soient disponibles de série. Sinon, à vous d’identifier lesquels sont les plus importants à vos yeux et de vérifier s’ils sont intégrés au modèle retenu.

Télévision 3D

Les premiers téléviseurs 3D sont apparus en 2010. Présente au début uniquement sur les références haut de gamme, cette technologie s’est très largement démocratisée jusqu’à équiper la majorité des téléviseurs mis sur le marché dans les années 2012-2013. La situation est désormais bien différente. Avec quelques années de recul, il faut bien reconnaître que cette évolution n’en a, en fait, pas été une. Les fabricants, conscients du manque d’engouement des consommateurs pour la 3D, ont peu à peu laissé tomber cette option, même sur les appareils les plus chers. Si vous demeurez néanmoins un adepte de cette technologie, sachez que toutes les marques proposent quelques modèles dans toutes les gammes de prix. N’oubliez pas, non plus, que pour profiter de l’image en 3D, il vous faudra faire l’acquisition d’un lecteur Blu-ray 3D et d’un câble de connexion HDMI. Vous devrez aussi vous constituer une vidéothèque de films qui puissent être lus dans ce format… et accepter de les regarder avec des lunettes spécifiques.

Smart TV (ou télévision connectée)

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Comme la télévision 3D, la Smart TV s’est très largement développée et démocratisée ces dernières années. Elle est disponible de série sur la majorité des téléviseurs. La Smart TV peut présenter un réel intérêt pour vous si, depuis votre téléviseur, vous souhaitez naviguer sur Internet, avoir accès à la vidéo à la demande (VOD) ou charger et utiliser des applications.

  • Naviguer sur Internet. La télécommande du téléviseur n’est, la plupart du temps, pas adaptée pour une telle navigation. Des applications pour smartphones, que ce soit sous Android ou sous iOS, permettent toutefois de se servir de ces derniers pour piloter son téléviseur. En général, ces applications sont plus adaptées pour écrire du texte et adresser une requête dans un moteur de recherche. La navigation sur Internet depuis son canapé devient ainsi presque aussi facile que sur son ordinateur.
  • Accéder à la VOD (vidéo à la demande). Tous les fabricants proposent l’accès à un ou plusieurs sites de VOD depuis leur portail, ce qui permet de louer des films directement depuis son téléviseur.
  • Charger et utiliser des applications. Sur le même modèle que l’App Store d’Apple ou le Google Play Store, les principaux industriels proposent, grâce à leur portail, de télécharger des applications pour des utilisations variées : jeux, activités sportives, apprentissage du yoga, recettes de cuisine…

Wi-Fi

Une connexion Wi-Fi évitera d’avoir un câble de plus à brancher à l’arrière du meuble télé. C’est une fonctionnalité que l’on trouve assez souvent sur les appareils disposant de la Smart TV et à laquelle il peut être bon de prêter attention.

PVR (Personal Video Recorder)

Moins connue que la télévision 3D et la Smart TV, la fonctionnalité PVR (Personal Video Recorder) n’est pas dépourvue d’intérêt. Elle permet d’enregistrer les programmes issus des décodeurs TNT et TNT HD sur un disque dur externe connecté au téléviseur par un port USB. Avec cette fonction, on s’affranchit de l’ergonomie souvent approximative des enregistreurs DVD grâce, notamment, à l’EPG (Electronic Program Guide). Cette fonction donne pour chacune des différentes chaînes de la TNT les programmes disponibles. Il suffit, en général, de « cliquer » sur celui que l’on souhaite enregistrer pour lancer la programmation de l’enregistrement. Peu encombrant, puisqu’il se limite à un disque dur, et plutôt facile à utiliser, le PVR remplace très avantageusement les anciens enregistreurs DVD ou VHS. Cette fonction n’est pas sans quelques inconvénients. Exemple, le disque dur qui stocke les enregistrements ne peut pas l’être pour autre chose. Ajoutons que ces derniers ne pourront être lus que sur le téléviseur utilisé pour l’enregistrement, ce qui limite certainement le risque de voir des copies de films circuler.

Time Shift/pause live TV

Vous regardez un film captivant et recevez dans le même temps un appel téléphonique important ? La fonction Time Shift vous permet, d’une simple pression sur une touche, de mettre le film en pause et de le reprendre là où vous l’aviez arrêté une fois votre conversation terminée. Le programme est en fait enregistré sur une mémoire tampon. Loin d’être un gadget, cette fonction très pratique et présente sur une majorité de téléviseurs est pourtant rarement mise en avant par les vendeurs.

DLNA

Le DLNA définit un standard d'interopérabilité permettant la lecture, le partage et le contrôle d'appareils multimédias indépendamment de leur marque ou de leur nature. En clair, un téléviseur certifié DLNA permet de lire des contenus multimédias localisés, par exemple sur un ordinateur mais à condition que celui-ci soit également certifié DLNA (c’est souvent le cas). Depuis votre téléviseur et à l’aide de votre télécommande, vous aurez alors accès à un espace partagé de votre ordinateur sur lequel vous pourrez stocker tous vos fichiers multimédias. Cette fonctionnalité sera particulièrement intéressante si vous utilisez une liaison Wi-Fi. 

La consommation électrique

Compte tenu des tailles d’écran de plus en plus larges et du temps moyen passé devant le téléviseur, il paraît légitime de prendre en compte la consommation lors de l’achat d’une TV. Mais les informations fournies par les fabricants ne sont pas fiables. De gros efforts ont néanmoins été entrepris ces dernières années pour limiter la consommation. Vous trouverez ci-dessous les consommations moyennes des téléviseurs de 32 et 42 pouces pour les années 2011, 2013 et 2015.

En résumé, la diminution moyenne est de plus de 35 % en 4 ans pour les modèles de 32 pouces. Sur la même période, elle est de plus de 43 % pour les modèles de 40 et 42 pouces.

ga tv tableau conso

Si, dans la majorité des cas, la consommation n’est plus vraiment un élément majeur sur lequel se focaliser lors de l’achat, il faut garder en tête que les modèles UHD, à taille d’écran équivalente, consomment en moyenne près de deux fois plus que les Full HD.

La connectique

Même s’il y a peu de chance que vous choisissiez votre écran sur la base de sa connectique, celle-ci mérite cependant d’être vérifiée avant l’achat.

Les prises HDMI

Leur nombre varie de deux à quatre suivant les modèles. Compte tenu de son importance, préférez ceux qui possèdent au moins trois de ces entrées.

Les ports USB

On y branche un disque dur, un appareil photo… Ces ports sont de plus en plus importants. Il convient donc d’opter pour un téléviseur qui en possède au moins deux (le nombre de ports varie de 1 à 3 suivant les modèles).

Les sorties analogiques

Elles se font de plus en plus rares et les téléviseurs n’offrent plus qu’une seule prise péritélévision permettant de brancher vos anciens lecteurs. Dans la plupart des situations, cela sera bien suffisant. Une entrée vidéo composite (cinch jaune) et composante (trois cinch rouge, verte et bleue) sont généralement encore disponibles. Elles pourront être utiles si vous possédez un appareil un peu ancien ayant recours à cette connectique. En revanche, de moins en moins de télés sont équipées de sorties audio analogiques permettant d’adresser le son à un amplificateur audio et de bénéficier d’enceintes qui seront forcément de meilleure qualité que les haut-parleurs. Certaines télévisions permettent ce branchement à l’aide de la sortie casque (voir plus bas), fréquemment située à l’arrière du téléviseur. Il faut alors vous équiper d’un câble disposant d’une sortie jack à une extrémité et de deux prises cinch à l’autre et basculer via le menu de « sortie casque » à « sortie audio », limitant ainsi le niveau de sortie pour ne pas dégrader le son ou l’amplificateur.

La prise casque

ga tv prise jack

De type jack, la présence de cette prise casque peut paraître anecdotique. Elle a pourtant son importance, comme en témoignent les nombreux courriers reçus par Que Choisir à ce sujet, mais tous les téléviseurs n’en sont plus systématiquement équipés. Pour toutes les personnes, notamment les malentendants, qui veulent utiliser un casque afin d’adapter le volume à leur besoin, il faudra par ailleurs vérifier qu’il existe bien un réglage indépendant. Cette information délivrée dans les caractéristiques des appareils n’est hélas pas toujours disponible sur les fiches techniques des fabricants et il est peu probable que le vendeur puisse vous renseigner sur ce point. Enfin, de nombreux fabricants, dans une optique soit de gain de place, soit de gain de prix, proposent d’utiliser la sortie casque comme sortie analogique pour, par exemple, relier le téléviseur à un amplificateur. Il suffit, en général, d’aller dans les réglages et d’adapter l’impédance au type d’utilisation. Inconvénient d’un tel système : si vous connectez votre téléviseur à un ampli par l’intermédiaire de cette sortie jack, il faudra, lors de l’utilisation du casque, débrancher à chaque fois le câble de liaison vers l’amplificateur. Pour le remplacer, ensuite, par celui du casque. Guère pratique !

Les critères moins pertinents

Le taux de contraste

Il demeure l’un des arguments principaux des vendeurs pour vanter la qualité d’un téléviseur. Certes, le critère n’est pas sans intérêt, mais il faut se méfier des valeurs annoncées : elles ne valent généralement pas grand-chose ! Avec une luminance de 300 cd/m2 et un niveau de noir de 0,6 cd/m2, on obtient un taux de contraste de 500. Si le niveau de noir descend à 0,3 cd/m2, le taux de contraste est multiplié par deux et passe à 1 000. Cela étant, si les appareils sont capables d’offrir un niveau de noir aussi bas, ils le font souvent au détriment du rendu des nuances de gris et sont, dans bien des cas, impossibles à regarder avec un tel réglage de l’image. À l’arrivée, ce taux de contraste est sans signification. Les mesures que nous réalisons nous-mêmes (non publiées dans nos tableaux de résultats) donnent systématiquement des résultats bien éloignés des allégations des fabricants.

Temps de réponse et rémanence des écrans LCD

Bien que beaucoup moins utilisé qu’avec les écrans d’ordinateur, le temps de réponse est parfois fourni par les fabricants de téléviseurs dans la liste des caractéristiques. Or, la rémanence due à cette technologie n’est depuis longtemps plus perceptible sur les écrans de téléviseur utilisant une dalle LCD (elle peut, en revanche, parfois être gênante sur un écran d’ordinateur utilisé avec des jeux vidéo très rapides). Ajoutons que, de toute façon, les valeurs données par les fabricants ne sont pas fiables, comme nous avons eu l’occasion de nous en rendre compte à maintes reprises. Conclusion : le temps de réponse est, à l’instar du taux de contraste, un argument à ne surtout pas prendre en compte au moment de l’achat.

100 Hz, 200 Hz, TruMotion, Motion Flow, Motion Plus…

Ces noms différents (les marques ont chacun le leur !) recouvrent une technique censée rendre l’image plus fluide lors de la vision. Elle est abondamment évoquée comme si elle justifiait à elle seule la qualité d’image du téléviseur. On trouve de nombreuses tentatives d’explications de ces fonctions sur Internet, mais le test que nous avons réalisé il y a quelque temps avec une caméra à très haute vitesse de prise de vues nous a clairement démontré qu’elles sont généralement fausses. Nous avons en effet observé des comportements très différents suivant les marques, les modèles et le signal d’entrée. En bref, il est très difficile de dire comment elles se comportent exactement. Il reste que l’image est effectivement souvent plus fluide avec ces fonctionnalités. Mais, en contrepartie, elles apportent la plupart du temps des artefacts qui peuvent dégrader l’image. Il ne nous semble de ce fait peu pertinent de prendre en compte ces dispositifs pour l’achat d’une télévision.

Test Que Choisir : Comparatif Téléviseurs