Tiers payant

Le système étendu

Publié le : 07/05/2010 

Le texte qui entérine la hausse à 23 euros du tarif de la consultation prévoit aussi que les personnes bénéficiant de l'aide à la complémentaire santé n'auront plus à régler la totalité des frais chez le médecin.

 

L'actualité a mis l'accent sur la hausse du tarif de la consultation chez le généraliste à 23 euros. Mais le règlement qui entérine cette augmentation prévoit aussi une disposition intéressante pour certains des patients les plus pauvres. Les personnes qui ont l'aide à l'acquisition d'une complémentaire, dont les revenus ne doivent pas dépasser de 20 % le plafond CMU, bénéficieront en effet d'une sorte de facilité de paiement pour la consultation médicale. Elles n'auront plus à avancer la part prise en charge par l'Assurance maladie, qui sera versée directement au médecin par la CPAM.

Cet avantage existait depuis 2005, mais n'était pas appliqué. Cette fois, le dispositif devrait être un peu mieux connu. Car l'Assurance maladie remettra aux patients concernés une « attestation de droit au tiers payant social », valable 18 mois. Et informera directement le médecin traitant et les autres médecins désignés par l'assuré de la dispense d'avance de frais.

D'une manière générale, l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé est mal connue des personnes concernées. Elle permet pourtant d'éponger une bonne partie du coût de la complémentaire. Revalorisé au 1er janvier dernier, le montant de l'aide était de 100 euros par an pour les moins de 16 ans, 200 euros pour les 16-49 ans, 350 euros pour les 50-59 ans et 500 euros pour les plus de 60 ans. Le formulaire de demande est disponible sur le site http://www.ameli.fr ou auprès des CPAM.

Anne-Sophie Stamane

Contacter l’auteur(e)

asstamane