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Peugeot 3008 2.0 HDi 16V 150

Peugeot 3008 2.0 HDi 16V 150

5 portes - Diesel - 150 ch - Boîte manuelle - Commercialisé en avril 2009

Mis à jour le : 01/06/2022

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Avis du testeur

Que Choisir regrette

  • Distance de freinage élevée avec les pneus 16” tout temps ;
  • Plusieurs choix techniques discutables (affichage tête haute, antiroulis, pas de 4×4…).

La Peugeot 3008 est un véhicule inhabituel pour lequel le fabricant a tenté de rassembler le meilleur de ce que l’on trouve sur différents types de voiture. Appelée Crossover par Peugeot, la 3008 ressemble à un SUV sans pour autant être équipée de 4 roues motrices. L’assise est élevée comme dans un minibus, sans avoir autant d’espace, et la place du conducteur ressemble à un cockpit d’avion. Des efforts ont été fournis pour procurer une conduite agile, mais seul le train arrière est équipé d’un système antiroulis. Les versions Premium Pack et Féline possèdent un radar de proximité et une alarme visuelle, mais ils ne sont pas couplés au système de régulation de vitesse. Sur ces deux versions, le conducteur dispose d’un affichage tête haute sur une petite glace séparée escamotable. Le nouveau moteur diesel est propre (Euro5) et plutôt économe, et ses performances sont très respectables.

La finition est bonne, meilleure que sur les précédents modèles de Peugeot. Les matériaux donnent une impression de produit de qualité, les éléments s’ajustent bien.

Qualité de vie à bord

Accès et habitabilité

À l’avant, l’accès aux places est convenable, malgré la forte inclinaison du pilier avant, mais attention à ne pas se cogner la tête contre celui-ci. Une fois assis, on dispose d’un beau volume et les places avant peuvent accueillir des personnes de 1,95 m. Le toit panoramique en verre contribue à cette impression d’espace ; on n’a jamais l’impression d’être à l’étroit malgré l’imposante console centrale.

À l’arrière, on entre dans le véhicule sans difficulté, l’accès est confortable. Les places extérieures sont équipées de poignées pour s’aider. Les sièges arrière peuvent héberger des adultes de 1,87 m (avec les sièges avant réglés pour des personnes de 1,85 m). Le volume est généreux pour deux adultes mais à trois, on est serré, et la place centrale est inconfortable. On a le même sentiment d’espace qu’à l’avant grâce au toit panoramique en verre.

Les places arrière accueillent des « grands » de 1,87 m.

Coffre

Assez haut, le seuil du coffre se situe à 71 cm du sol. Le plancher du coffre est à trois positions ; la plus basse procure un meilleur volume, mais fait apparaître un décrochement de 15 cm depuis le seuil. Le volume offert est généreux : de 425 à 835 l, sièges rabattus.

Le hayon s’ouvre en douceur pour offrir un large accès au coffre que sa forme rend très commode. La partie inférieure du hayon (qui est en deux parties) s’actionne aisément avec une seule main, mais une fois qu’elle est ouverte, on se retrouve un peu éloigné de l’ouverture du coffre. Question modularité, les petits objets seront bien arrimés dans la partie inférieure du coffre mais comme le plancher de la partie haute n’est pas fixe, les bagages lourds ne seront pas très bien sécurisés.

Le dossier de la banquette arrière se rabat de façon asymétrique. Une fois qu’il est rabattu, l’assise s’enfonce, ce qui prolonge le plancher de manière continue (avec le plancher du coffre en position du milieu). Toutes les manœuvres nécessaires se font très aisément. Il faudra juste faire attention aux ceintures de sécurité arrière, qui risquent de se retrouver coincées et endommagées par les divers mécanismes.

Le hayon est en deux parties. Ici, il est complètement ouvert.

Commandes, instruments, rangements

Certains points de détail font que la 3008 pourrait être plus simple à utiliser ; parmi eux, les boutons de commande du menu du véhicule en bas à gauche de la planche de bord, le panneau de la radio encombré de boutons, et les commandes de réglage du dossier peu commodes.

La boîte à gants est aussi trop petite et de forme curieuse : le manuel de la 3008 n’y entre même pas !

La multitude de boutons empruntée au design des cockpits d’avion demande un temps d’adaptation. Mais à part cela, tout est bien conçu.

Bonne finition de l’intérieur, équipement fonctionnel mais qui demande un temps d’adaptation.

Les instruments sont très lisibles. Pour les finitions Premium Pack et Féline, on dispose d’un affichage tête haute bien contrasté ; les caractères sont juste un peu petits. Mais le choix d’un petit écran façon collimateur (encore un emprunt aux avions !) escamotable n’est peut-être pas le meilleur, car il n’est pas lisible correctement par tous.

Affichage tête haute pour les finitions Premium Pack et Féline.

L’ordinateur de bord indique la consommation de carburant instantanée et moyenne.

Le volant est ajustable en hauteur et en profondeur avec une bonne plage de réglage. Pédales et levier de vitesses sont bien positionnés.

Les commandes de l’air conditionné sont bien placées et intuitives, juste parfois un peu cachées par le levier de vitesses. L’utilisation de la radio, comme on l’a vu, demande un temps d’adaptation. On peut aussi la commander depuis le volant.

Toutes les fenêtres se lèvent et s’abaissent automatiquement, et chaque place dispose de son propre éclairage de lecture.

L’habitacle propose de nombreux espaces de rangement, notamment un large compartiment entre les sièges avant.

Bruit intérieur

La 3008 est très confortable du point de vue du bruit, dont les mesures sont très basses jusqu’à 130 km/h. La perception subjective est également excellente, les bruits du vent et du moteur restant très supportables même à grandes vitesses.

Chauffage, ventilation

À l’avant, le chauffage est assez efficace et rapide. À l’arrière, il est clairement moins performant.

La température aux places avant peut être réglée séparément. On peut régler un débit d’air différent pour trois hauteurs, mais il n’y a pas de réglage séparé en largeur.

Pour les trois finitions disponibles en 2.0 HDi, le véhicule est équipé d’une climatisation automatique bizone avec diffuseur arrière et détecteur de polluants. Nous l’avons trouvée précise et efficace. Le filtre à pollen et le détecteur de polluants garantissent la qualité de l’air respiré.

Suspensions, amortissement

Suspension et amortisseurs sont globalement bien équilibrés. Les longues bosses sont absorbées calmement et sans rebonds. Les bosses plus petites sont bien amorties et secouent à peine la cabine, il n’y a quasiment aucune vibration verticale.

Le véhicule réagit parfois de façon un peu raide aux bosses isolées.

Lors des accélérations et des freinages, le tangage est bien amorti.

Le train arrière possède un système antiroulis « actif », mais comme le train avant n’en a pas, la roue arrière intérieure risque de se décoller de manière précoce au cours des virages pris à grande vitesse.

Enfin, notons que le comportement du véhicule change peu lorsqu’il est en charge.  

Au volant

Performances

Le moteur 2 l amélioré développe maintenant 150 ch. Le couple est élevé et rouler sans changer de vitesse tout le temps n’est plus un problème grâce à sa grande souplesse. Si les rapports sont bien utilisés, le moteur offrira de bonnes accélérations.

Agrément moteur

Le fonctionnement de la motorisation est souple et raffiné pour chacune des plages de vitesse de la boîte. On ne perçoit quasiment aucune vibration ni bourdonnement désagréable dans l’habitacle.

Changements de rapports

Le passage des vitesses est précis et se fait en souplesse. C’est une amélioration évidente depuis les plus anciennes Peugeot. Le changement de rapport peut se faire rapidement sans accrocher. La course du levier de vitesses est agréablement courte. Le passage en marche arrière est également doux, et sécurisé par un anneau au niveau de la poignée du levier.

Étagement des rapports

Très bonne répartition des rapports de boîte, sans grand saut entre les rapports successifs. La boîte de vitesses est parfaitement adaptée aux performances du moteur. Elle est plutôt courte, ce qui permet d’obtenir de bonnes performances, mais la vitesse du moteur n’est jamais trop élevée, même sur autoroute.

Tenue de route

La traction avant est satisfaisante. Néanmoins, dans les virages, la roue intérieure avant est surchargée par le couple élevé du moteur et elle risque de commencer à patiner avant même que le système d’antipatinage n’aie le temps d’entrer en action. Le problème se produit déjà sur route sèche. En cas de pluie, le patinage se manifeste même en ligne droite en 1re et 2e vitesse. C’est dans ces situations que l’on aurait apprécié que les 4 roues soient motrices.

L’exemplaire que nous avons testé était équipé de l’option Grip Control. Elle est facturée 200 euros, sauf pour le haut de gamme Féline, où elle est gratuite. Ce pack offre notamment la possibilité d’ajuster l’ESP (système de contrôle de stabilité) à l’état du revêtement, avec un réglage pour route, neige et sable. On peut aussi désactiver l’ESP (jusqu’à 50 km/h). Avec le pack, nous constatons une légère amélioration du comportement routier, mais il ne remplace pas une transmission intégrale (4×4). Un de ses inconvénients est l’adoption de jantes 16” avec pneus tout temps, qui certes réduisent les émissions de CO2 pour la version Féline équipée de 18” à l’origine, mais dégradent les performances dynamiques et de freinage.

Malgré tout, la 3008 testée a passé avec succès notre test d’évitement d’obstacles. Elle réagit bien aux sollicitations du volant avec une tendance au sous-virage. L’ESP réagit efficacement et puissamment pour ramener la voiture dans une plage de vitesses plus sûre. Dans les virages, la roue arrière intérieure se décolle parfois un peu de la route, mais il n’y a pas de danger. La direction est toujours souple et ne se durcit pas. En conduite normale, la 3008 a une bonne tenue de route à toutes les vitesses et l’on n’est pas gêné par les ornières et les surfaces déformées.

Virages

La légère tendance au sous-virage s’accentue quand le véhicule est en charge, mais sans danger. Décélérer dans les virages n’a pas d’impact sur la conservation de la trajectoire.

Direction

La direction réagit bien dans les manœuvres d’évitement d’urgence, elle est précise et conserve une bonne adhérence. Elle est plutôt directe et demande peu d’efforts, ce qui rend le véhicule facile à manier. En revanche, le diamètre de braquage est presque énorme : 12,3 m.

Freinage

Quand on freine depuis 100 km/h, le véhicule n’est arrêté qu’après 40,5 m : ce n’est pas glorieux pour un véhicule de conception récente. Cette performance médiocre est peut-être due à l’utilisation des pneumatiques 16” du pack Grip Control. Avec les jantes de 17” ou 18”, de meilleurs résultats pourraient être obtenus.

Les freins réagissent vite et sans effet d’échauffement.

Champ de vision

La position d’assise haute procure une bonne vision du trafic, mais notre test circulaire avec caméra est à peine satisfaisant à cause de la visibilité arrière, obstruée par les larges piliers.

L’espace balayé par l’essuie-glace avant est exceptionnellement vaste. Les projecteurs au xénon directionnels sont efficaces et performants.

Le véhicule dispose d’une aide au stationnement optique et sonore, à l’avant et à l’arrière.

La vue arrière diagonale est limitée par les très larges piliers de toit.

Sécurité

Les crash-tests Euro NCAP réalisés en 2009 donnent de bons résultats. La 3008 gagne tout juste 5 étoiles au score final.

Sécurité active

L’ESP et l’assistance au freinage sont de série sur toutes les 3008, alors que seules certaines finitions bénéficient d’un contrôle de pression des pneus, de l’affichage tête haute et d’un radar de proximité. En fait, ce dernier n’affiche pas la distance jusqu’au véhicule précédent, mais la durée en secondes pour le rejoindre. L’alarme de proximité n’est que visuelle, c’est dommage.

L’affichage tête haute consiste en un petit écran escamotable qui informe sur la vitesse, l’état du régulateur de vitesse, et qui sert d’alarme visuelle de proximité.

Les feux de détresse s’allument automatiquement en cas de freinage brusque.

Petite lacune : l’ouverture des portes ne déclenche pas de signal visuel extérieur et il n’y a pas de réflecteur.

Sécurité passive

Les repose-tête avant protègent efficacement une personne mesurant jusqu’à 1,85 m, bien que la distance avec la tête soit un peu élevée. Les places avant sont équipées d’une alarme d’oubli de ceinture de sécurité visuelle et acoustique, et l’état des ceintures arrière n’est pas oublié : il est également affiché. Les poignées des portes supportent de fortes tractions, ce qui facilite l’ouverture en cas de déformation après un accident.

Les repose-tête arrière ne seront efficaces que pour des petites personnes de 1,60 m maximum, ce qui est nettement insuffisant.

Protection des adultes

Très bon score Euro NCAP de 86%.

Protection des enfants

Pas de problème pour installer deux sièges enfants à l’arrière, mais il n’y a pas de place pour un troisième siège. Les vitres arrière sont sécurisées par un système antipincement qui pourrait être un peu plus sensible. Lors de l’essai Euro NCAP, le score est très satisfaisant (81 %).

Les places arrière latérales sont bien sûr équipées d’attaches Isofix avec sangle antirotation, mais l’installation de sièges standard n’est pas problématique, bien que les sangles soient un peu courtes.

L’airbag passager peut être désactivé grâce à une clé, au niveau de la boîte à gants, afin de pouvoir installer un siège à l’avant dos à la route.

Protection des piétons

L’amélioration de la protection des piétons est urgente ! La 3008 n’obtient en effet que 31 % du score Euro NCAP maximal. Malgré un pare-chocs bien conçu, le bord du capot, les ailes et le bas du pare-brise sont des zones à haut risque en cas de choc.

Environnement

Les finitions Premium et Premium pack sont annoncées pour un taux de CO2 de 146 g/km. La version Féline est annoncée pour 149 g/km. La différence provient du diamètre des roues, qui est de 18” pour la Féline contre 17” pour les deux autres versions. Néanmoins, la présence du pack Grip Control qui inclut des roues de 16” fait baisser le taux d’émission de CO2 de la Féline à 146 g/km (inchangé pour les deux autres versions).

La consommation est moyenne. En ville, c’est le poids élevé du véhicule (presque 1,6 tonne) qui en est la cause ; sur autoroute, c’est la surface relativement grande de la face du véhicule. Mais la consommation reste acceptable grâce à l’efficacité de la motorisation et à l’aérodynamisme de la carrosserie.

Les émissions de rejets polluants sont très basses, le résultat global étant un des meilleurs obtenus jusqu’alors pour un véhicule diesel de cette catégorie. Les particules de charbon sont retenues efficacement par le filtre qui les brûle sans presque aucun rejet. Les NOx émis sont plutôt faibles, même sur autoroute.

Yves Martin

Yves Martin

Lars Ly

Lars Ly

Rédacteur technique

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Résultat
Protection des occupants adultes
Protection des enfants
Protection des usagers de la route vulnérables
Aide à la sécurité