Kia Carens 1.6 GDi 135 ch

Kia Carens 1.6 GDi 135 ch

5 portes - Essence - 135 ch – Boîte manuelle – Commercialisé en mars 2013

Mis à jour le : 01/06/2022

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Avis du testeur

Que Choisir regrette

  • Motorisation peu puissante ;
  • Consommation élevée.

Actuellement à sa 3e génération, le monospace Kia Carens a subi d'importantes évolutions depuis son lancement en 1999, notamment au niveau du design qui a suivi la tendance stylistique des monospaces européens concurrents. Le Carens III a été proposé en 5 et 7 places mais seules les versions à 7 places ont perduré et sont toujours présentes au catalogue. 2 blocs de motorisation à 4 cylindres sont disponibles, l'un à essence : le 1.6 GDi 135 ch ISG qui fait l'objet de ce test, et l'autre au diesel : le 1.7 CRDi, décliné en 115 et 141 ch. La transmission se fait par boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, mais il existe une version à boîte automatique en diesel 141 ch. Enfin, 4 niveaux de finition sont proposés : Motion, Style (celui testé), Active et Premium.

Sous sa ligne classique mais moderne, le monospace coréen dissimule une très bonne praticité.

Grâce à l'habitacle spacieux, le coffre modulable et ses 7 places (la seconde rangée pouvant même accueillir 3 sièges pour enfants installés côte à côte), le Kia Carens a réussi à se faire sa place sur le marché très concurrencé des monospaces, notamment par les Citroën C4 Grand Picasso, Peugeot 5008, Ford Grand C-Max... Commode et d'utilisation intuitive à tous les niveaux, le Carens est aussi confortable et propose un équipement d'une richesse rare à partir du second niveau de finition (Style). Malheureusement, la seule motorisation à essence disponible est trop gourmande et manque un peu de puissance.

Aux crash tests Euro-NCAP, le Carens III a obtenu un très bon résultat en 2013 (5 étoiles). Il peut d'ailleurs être équipé, selon le niveau de finition, d'une alerte de franchissement de ligne involontaire et de projecteurs adaptatifs au xénon.

Notons que Kia offre une garantie de 7 ans ou 150 000 km sur l’ensemble de sa gamme, preuve de sa certitude quant à la qualité de ses produits.

Carrosserie, habitacle, coffre

La construction est de bonne facture sans toutefois atteindre le niveau de qualité moyen des modèles concurrents. On note par exemple des soudures peu élégantes au niveau de l'ouverture des portes, l'absence de barre de protection au niveau du seuil, alors que les jupes avant et arrière sont sensibles aux petits aléas inévitables en milieu urbain. L'ajustage des différents éléments de carrosserie est par contre irréprochable. Le soubassement est bien caréné au niveau du moteur mais pas à l'arrière.

Verrouillage et déverrouillage des ouvrants se font grâce à une télécommande qui a l'avantage de posséder de grosses touches. Une Smart Key (ouverture et démarrage sans clé) équipe le haut de gamme Premium. Les portes sont maintenues ouvertes par de solides crans (un peu grossiers à l'arrière) qui restent efficaces même en côte. L'accès aux places avant est confortable grâce à la barre de seuil située plutôt bas et à la position des sièges un peu en hauteur, mais qui auraient mérité d'être un peu plus proches de l'ouverture. À l'arrière (2e rangée de sièges), accès également aisé, le seuil de porte étant bas et l'ouverture bien large. Pour accéder à la 3e rangée de sièges, il faut basculer un siège arrière latéral et se faufiler, ce qui n'est pas d'un extrême confort mais cela ne posera aucun problème aux enfants. Des poignées de toit sont installées à chaque place (sauf celle du conducteur) et enfin, le Carens possède un éclairage d'accompagnement.

L'accès aux places est aisé à l'avant et à la 2e rangée de sièges.

L'intérieur de la voiture à l'aspect moderne utilise des matériaux de bonne qualité et la planche de bord est moussée. Certains éléments peu visibles sont cependant fabriqués en plastique dur et facilement rayable. L'habitacle est particulièrement spacieux : les places avant et celles de la 2e rangée de sièges peuvent accueillir des personnes de 2 m, tout en conservant une bonne garde au toit. La largeur de l'habitacle permet d'installer confortablement 3 personnes à l'arrière, ou 3 sièges auto. Notons toutefois que pour des adultes installés aux places latérales, les coudes auront tendance à toucher la contre-porte. Enfin, le toit vitré panoramique ouvrant (installé sur les versions Active et Premium) améliore de manière conséquente la sensation d'espace et permet de profiter pleinement des rayons de soleil.

Du point de vue de la modularité, le Carens n'a rien à envier à ses concurrents européens : 2 sièges rabattables en 3e rang (plancher plat), 3 sièges individuels coulissants, inclinables et rabattables en 2e rang, mise en tablette du siège passager et du siège arrière central, tablettes aviation au dos des sièges avant (1), pour ne citer que les principaux éléments.

3e rang avec un siège escamoté.

L'éclairage de l'habitacle est riche puisqu'il compte une liseuse pour chaque place avant et un plafonnier au-dessus des 2e et 3e rangées de sièges. Les espaces de rangement sont eux aussi en nombre avec des porte-gobelets à l'avant et à l'arrière, des porte-bouteilles, un compartiment fermé dans la console centrale avant, un casier à lunettes, des logements sous le plancher (2e rang), une boîte à gants réfrigérée... mais non éclairée et que le gros manuel d'utilisation remplit quasiment tout entier (il vaudra mieux le ranger ailleurs).

Le volume du coffre se situe dans le standard de la catégorie des monospaces compacts, avec 410 l mesurés jusqu'à la base des vitres (2e rang escamoté) et 800 l en ne conservant que les sièges avant. Chargé jusqu'au toit, le Carens peut transporter jusqu'à 1 485 l de chargement. En escamotant le siège du passager, l'on peut en outre emporter des objets longs de 2 m 60. Dans le coffre se cache en plus un petit compartiment sous le plancher. L'ouverture du coffre est vaste, permettant le chargement d'objets encombrants, et le plancher plat quand les sièges sont escamotés permet de le faire glisser ce qui facilite l'opération.

Le volume du coffre est satisfaisant et la forme très commode.

Notons que si l'opération d'escamotage des sièges du 2e rang est aisée pour ceux des côtés, elle est laborieuse pour la place centrale quand sa ceinture de sécurité est en place.

Le coffre est équipé de crochets d'arrimage, de filets, d'une prise 12 V ainsi que d'un éclairage efficace.

Utilisation quotidienne

Avec 7 vraies places et une bonne autonomie (815 km), le Carens est parfait pour l'utilisation quotidienne. Les 3 sièges séparés de la seconde rangée sont coulissants et possèdent un dossier inclinable ; ils peuvent même accueillir 3 systèmes de retenue pour enfants installés côte à côte. Les deux sièges d'appoint de la 3e rangée sont toutefois mieux adaptés à des enfants de par leur taille et leur accès. La charge utile est raisonnable (550 kg), le toit supporte un bon 100 kg de bagages et la charge d’appui verticale de 75 kg permet de transporter de lourds vélos. Le tractage est autorisé jusqu'à 1,3 t si la remorque ou la caravane est freinée, sinon, il est limité à 710 kg. On regrette juste que la roue de secours (de taille réduite) ne soit proposée qu'en option.

Poste de conduite

Très bien conçu, le cockpit est ergonomique, les pédales étant idéalement placées, tout comme le levier de vitesses, alors que le volant réglable en hauteur et en profondeur permet à chacun de trouver sa position idéale. Pour peaufiner le tout, le siège du conducteur est réglable en hauteur et pour le haut de gamme, il dispose en option de réglages électriques selon 5 axes, peut être ventilé (idem pour le siège passager) et chauffant (idem pour le siège passager et les sièges latéraux du 2e rang). Le volant peut également être chauffant. Les leviers de commandes de réglages des sièges avant ne sont toutefois pas très bien placés. De plus, le réglage du dossier est grossier et une molette aurait été plus efficace.

Très bien conçu, le cockpit pèche seulement par son volant truffé de commandes.

Le plus gros point perfectible du poste de conduite se situe au niveau des commandes au volant car elles sont en trop grand nombre. Par ailleurs, celles de l'éclairage sont placées de manière moyennement optimale sur un levier monté sur la colonne de direction. La climatisation est installée un peu bas mais son utilisation est simple et logique. Les instruments sont bien en vue et complets, et comprennent un ordinateur de bord et des voyants d'alarme pour toutes les fonctions essentielles.

Les instruments sont bien lisibles et complets.

L'allumage des projecteurs est automatique dès le second niveau de finition (Style) de même que le détecteur de pluie qui met en marche les essuie-glaces. Le régulateur-limiteur de vitesse est quant à lui monté de série dès l'entrée de gamme.

Le système de navigation (1) avec écran tactile couleur 7” comprend une cartographie Europe avec 7 ans de mises à jour. Il est parfaitement placé et son utilisation est simple et intuitive. Sa présence implique celle de la caméra de recul et d'un amplificateur audio avec caisson de basses séparé.

Confort

Le châssis réglé très souple possède une suspension confortable. Mais ce réglage peut devenir un inconvénient quand la voiture est lourdement chargée. Sans pour autant rebondir, elle est sujette à un fort roulis et la course des ressorts grandit de manière conséquente. Le châssis s'enfonce fortement lors des changements de direction rapides. Sur route en bon état, les trous et plaques d'égouts sont bien amortis mais la conduite devient moins calme quand la chaussée est déformée.

Les sièges avant sont fermes et confortables avec un relief important qui assure le maintien latéral. Celui du conducteur est réglable en hauteur mais malheureusement pas celui du passager, même en option. L'assise est un peu courte, rendant insuffisant le support des jambes pour les personnes de grande taille. L'extension d'assise électrique peut résoudre ce problème mais elle n'équipe que le haut de gamme Premium auquel sont également réservés le siège conducteur réglable électriquement selon 5 axes, les sièges avant ventilés et les sièges avant et latéraux arrière chauffants (options). Les sièges du second rang ne sont pas en reste. Individuels, ils disposent chacun d'un réglage d'inclinaison du dossier et sont coulissants. Ils sont bien dessinés et assurent un bon maintien et une position assise confortable. Notons que celui du milieu est plus étroit et un peu moins confortable. Plus petits, les sièges du 3e rang conviennent mieux aux enfants ou aux personnes de petite taille. Ils ont une bonne largeur mais manquent de support latéral de par l'absence de contour.

Grâce à l’insonorisation de haut niveau, le bruit perçu dans l’habitacle est très raisonnable, même à grande vitesse (130 km/h, 67,6 dB(A) mesurés). Au-delà de cette vitesse, le bruit du vent peut devenir pénible. Notons que le bruit du moteur augmente lors des accélérations et devient nettement perceptible mais sans pour autant gêner le confort.

Le Carens d'entrée de gamme dispose de la climatisation manuelle. Pour les autres niveaux de finition, elle est automatique bizone. Démunie d'un capteur de qualité de l'air, elle mesure en revanche son taux d'humidité. Conducteur et passager disposent de commandes individuelles de température et de distribution du flux d’aération. Nos mesures ont permis de constater que la vitesse de montée en température aux places arrière est assez lente.

Visibilité, éclairage

Le champ de vision est bon tout comme la vision de l'encombrement mais la forme de la voiture et la position haute de la lunette empêchent de bien repérer les obstacles proches de l'arrière et les piliers, de bonne largeur, gênent un peu le champ de vision à 360°, à l'avant comme à l'arrière.

Les montants arrière (et avant) obstruent un peu la visibilité.

Champ de vision à 360° satisfaisant.

Rétractables, les appuis-tête arrière ne constituent pas de gêne. Les rétroviseurs extérieurs sont d'une bonne efficacité, celui du conducteur couvrant aussi l'angle mort. Celui de l'intérieur est en revanche à peine suffisant. Les rétroviseurs extérieurs sont électriques et dégivrants, et à partir de la finition Active, ils sont rabattables électriquement.

L'efficacité des optiques équipées d'ampoules à halogène est satisfaisante. Le haut de gamme Premium peut être muni de feux au xénon optionnels. Les feux de jour à LED sont installés de série, de même que l'éclairage statique d'intersection.

Le radar de parking arrière est présent de série sauf en entrée de gamme, et celui de l'avant n'équipe que la version Premium, cette dernière pouvant aussi être équipée du système actif d’aide au stationnement en créneau. La caméra de recul est quant à elle disponible de série ou en option sauf pour l'entrée de gamme.

Performances

Le moteur 1.6 l de 135 ch (à 6 300 tr/min) de notre voiture est la seule motorisation à essence disponible pour le Carens. Avec un couple maxi de 165 Nm à 4 850 tr/min, le maniement du levier de vitesses devient nécessaire pour obtenir des accélérations correctes. 7,2 s minimum sont nécessaires pour passer de 60 à 100 km/h, ce qui est somme toute satisfaisant, les 4e et 5e  rapports étant par ailleurs bien souples. Ce n'est pas le cas du 6e rapport avec lequel il faut 21  s pour réaliser la même accélération. La motorisation est agréable, n'émettant que peu de vibrations. Elle ne devient très présente qu'à haut régime mais n'émet pas de fréquences gênantes.

La boîte de vitesses à 6 rapports est plutôt douce et précise, avec une course moyenne. Depuis l'arrêt, le démarrage demande une certaine habitude car l'embrayage assez imprécis combiné avec la motorisation peu puissante peut provoquer des à-coups voire un calage. Attention à la marche arrière qui ne doit être enclenchée qu'une fois la voiture complètement stoppée, au risque de subir un sévère craquement de pignons.

Les 6 rapports de boîte sont assez proches et bien étagés ; toutefois le régime à 130 km/h qui s'établit à 3 700 tr/min est un peu élevé. Avec des rapports un peu plus longs, la consommation (voir plus loin) aurait été moins élevée.

Tenue de route, freinage

Assez peu agile, le Carens possède cependant un comportement bienveillant. En présence de vent latéral, ou à vitesse élevée en ligne droite, la conduite nécessite des petites corrections fréquentes. Une action brusque sur le volant peut provoquer une légère instabilité à cause de la suspension relativement souple. Et si la voiture retrouve rapidement sa trajectoire, cette réaction peut faire naître un doute sur la sécurité, qui n'est, heureusement, pas justifié. Lors du test d'évitement d'obstacle, le Carens obtient un bon résultat, grâce à l'intervention vive de l'ESP qui corrige le sous-virage léger du premier coup de volant, puis celui plus marqué lors du contre-braquage. Dans les virages pris un peu trop vite, le sous-virage est également très présent mais l'ESP intervient alors que la marge de sécurité est encore grande.

La direction est dotée du système Flex Steer qui permet d'adapter ses réglages au style de conduite. 3 réglages sont disponibles : Confort (pour la conduite urbaine), Normal et Sport (conduite sur autoroute). Parfois imprécise, et plutôt inconsistante au neutre, la direction n'est pas vraiment impressionnante. En dehors du neutre, elle est réactive, et informative lors de fortes sollicitations, notamment en mode Sport. Grâce à une bonne assistance, les manœuvres sont réalisées sans effort, mais le diamètre de braquage de 11,6 m est un peu grand.

Le freinage puissant permet de stopper le Carens (1 450 kg) roulant à 100 km/h en 36,2 m. Le dosage de l'effort de freinage est précis et la stabilité en virage est satisfaisante.

Sécurité

Le constructeur coréen n'a pas été avare en équipements de sécurité. De série et dès l'entrée de gamme, en plus de l'équipement devenu obligatoire depuis novembre 2014 (notamment l'ESP, l'indicateur de changement de vitesse, le contrôle de la pression des pneus) le Carens dispose d'airbags frontaux, latéraux et rideaux (avant et arrière), de l'allumage des feux de détresse en cas de freinage d'urgence, de l'éclairage statique d'intersection, d'un régulateur-limiteur de vitesse et, dès le second niveau de finition, d'un détecteur de luminosité qui allume automatiquement les projecteurs, d'un détecteur de pluie et de phares antibrouillard. De série également, le système actif VSM (Vehicle Stability Management) de régulateur de couple et d’assistance au contre-braquage est disponible. Ce système complémentaire à l'ESP apporte une assistance dans les situations dangereuses où la voiture détecte un changement de coefficient de traction entre les roues droites et gauches lors du freinage. Il agit sur la direction et les freins.

Le haut de gamme Premium peut être muni, en option, d'une alerte de franchissement de ligne involontaire et de projecteurs au xénon avec correcteur d'assiette.

Testé en 2013 par l'Euro NCAP, le Carens a obtenu le score maximal de 5 étoiles avec :
- 94 % pour la protection des occupants adultes ;
- 76 % pour la protection des enfants ;
- 64 % pour la protection des piétons ;
- 81 % pour l'aide à la sécurité.

Environnement

La consommation n'est pas le point fort du Kia Carens motorisé en 1.6 GDi 135 ch ISG. En moyenne, il engloutit 7,1 l/100 km dont 8,4 l/100 km en ville (8,2 l/100 km sur autoroute et 6,2 l/100 km sur route). Les émissions de rejets polluants sont faibles avec un petit pic de monoxyde de carbone sur autoroute.

Notes

(1) Selon niveau de finition.

Yves Martin

Yves Martin

Lars Ly

Lars Ly

Rédacteur technique

:

Crash Test

Évaluations
Résultat
Protection des occupants adultes
Protection des enfants
Protection des usagers de la route vulnérables
Aide à la sécurité