Hotte de cuisine Nos conseils pour installer une hotte à évacuation

Hotte de cuisine

Nos conseils pour installer une hotte à évacuation

La hotte s’avère indispensable pour chasser odeurs et graisses de sa cuisine. Les systèmes à évacuation, raccordés vers l’extérieur, se montrent plus efficaces que ceux à recyclage. Mais leur mise en place nécessite des travaux, qui requièrent une autorisation dans certains cas. Explications.

 

Comme le prouvent nos tests, les hottes à évacuation se montrent dans l’ensemble plus efficaces que les hottes fonctionnant avec un système à recyclage. Ce dernier filtre les graisses et odeurs filtrées, et rejette la vapeur dans la pièce. Le mode évacuation expulse vapeurs et odeurs à l’extérieur de l’habitation, et l’absence de filtre à charbon améliore l’aspiration. Il se révèle également moins cher et moins bruyant. En revanche, son installation exige des travaux préalables, ce qui n’est pas le cas des appareils à recyclage, plus simples à poser.

Les travaux à réaliser

Pour poser une hotte à évacuation, vous serez obligé de faire un trou dans le mur si ce dernier n’existe pas déjà. Il accueillera la gaine d’extraction. Attention, la cavité doit être exclusivement dédiée à cet usage : le raccordement à une cheminée ou à une VMC est proscrit et peut causer de graves dégâts (encrassement ou inflammabilité du conduit, intoxication). Si vous n’êtes pas à l’aise avec ce type d’ouvrage, faites appel à un professionnel. Il creusera le trou au bon endroit, en évitant que la gaine soit tordue, car un coude trop serré réduit les performances de la hotte de 10 %.

hotte-cuisine-installation

Le logement individuel

Avant de procéder aux travaux, vous devez vous assurer que vous en avez le droit. Si vous êtes propriétaire d’un logement individuel, aucune autorisation n’est requise. Toutefois, si les habitations voisines sont proches de votre logement, respectez le principe général selon lequel on ne doit pas causer de troubles anormaux de voisinage, à savoir ici une gêne olfactive ou sonore. De plus, consulter le règlement sanitaire départemental et le plan local d’urbanisme vous permettra de connaître les règles locales, comme par exemple : « L'air extrait des locaux doit être rejeté à au moins 8 mètres de toute fenêtre ou de toute prise d'air neuf, de tout débouché de conduit de ventilation et de tout conduit de fumée. » Rapprochez-vous des services d’urbanisme municipaux ou de la préfecture pour y avoir accès.

Si vous êtes locataire, l’accord préalable de votre propriétaire est obligatoire, car il s’agit d’une transformation de l’habitation. Une contrepartie peut être négociée (prise en charge par le bailleur ou réduction du loyer, par exemple). Ces travaux ne donneront pas lieu à l’impératif de remise en l’état, sauf s’ils mettent en danger la sécurité ou le bon fonctionnement de la maison. En revanche, si vous les réalisez sans l’autorisation de votre propriétaire, vous devez remettre le logement dans l’état dans lequel vous l’avez loué au départ. Vous êtes donc tenu de retirer la gaine et reboucher le trou lorsque vous quittez les lieux. Cependant, votre bailleur a le droit de conserver la modification, sans obligation de vous indemniser (loi 89-462 du 6 juillet 1989, article 7).

La copropriété

L’installation d’un conduit d’évacuation en copropriété doit être précédée d’un vote à la majorité par l’assemblée générale des copropriétaires. Cela constitue en effet une incidence sur les conditions d’usage et de jouissance des parties privatives et communes (loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Un document technique précisant l’implantation et la consistance des travaux doit être fourni (décret n° 67-223 du 17 mars 1967).

Marie Bourdellès

Gwenaëlle Lejeune