par Audrey Vaugrente
par Audrey Vaugrente
Mal hivernal courant, le rhume n’est pas grave, mais s’avère la source d’un inconfort indéniable. Alors, comment le soigner sans recourir aux médicaments dédiés ?
À faire La meilleure option consiste à réaliser régulièrement un lavage nasal, par exemple à l’aide d’un Rhino Horn ou d’un flacon pulvérisateur. La solution peut être préparée à la maison avec de l’eau et une quantité suffisante de sel. Le nettoyage s’effectue en penchant la tête sur le côté : le liquide injecté entre par une narine et ressort par l’autre. Le sérum physiologique s’utilise aussi pour nettoyer ou humidifier les voies nasales.
À éviter Nombre de pharmacies suggèrent des produits à base d’huiles essentielles (eucalyptus, thym, menthol, etc.) en alternative aux médicaments. Mais ils ne se montrent pas efficaces, ou très peu, et de manière éphémère. De plus, les terpènes – composants de ces solutions – sont susceptibles de provoquer des réactions allergiques et des crises convulsives, en particulier chez les jeunes enfants. Il faut les éviter avant 6 ans. Les antiseptiques par voie nasale, quant à eux, n’ont pas d’intérêt.
Le bon geste En cas de mouchages répétés, n’hésitez pas à appliquer un corps gras (baume à lèvres ou vaseline) sur votre nez, pour limiter l’irritation de la peau.
À faire Les rhumes s’accompagnent parfois de fièvre. La traiter à tout prix n’est pas forcément conseillé, car cela n’influence pas l’évolution de l’infection. En revanche, la limiter améliore votre confort. Privilégiez le paracétamol, en respectant une dose de 500 mg ou 1 g par prise, 1 à 3 fois par jour. En raison des risques pour le foie, ne dépassez pas 3 g par jour sans avis médical.
À éviter Ne prenez pas d’anti-inflammatoires, comme l’ibuprofène (Nurofen, Advil, etc.), en automédication. Ces médicaments favorisent la survenue de surinfections bactériennes parfois graves et peuvent masquer les symptômes de complications (fièvre, douleur).
À faire Plusieurs mesures aident à passer des nuits plus agréables. Ainsi, boire régulièrement est recommandé car censé faciliter l’élimination des sécrétions. Des boissons chaudes pourraient apporter un plus, tout comme humidifier l’air. Au niveau du lit, un aménagement simple vous aidera précieusement : surélevez votre tête, par exemple, en ajoutant un second oreiller. Cela favorise l’écoulement nasal pendant que vous dormez et limiterait l’afflux sanguin.
Le bon geste Si vous êtes sujet aux douleurs cervicales, veillez à ne pas en provoquer. Dans ce cas, glisser le second oreiller sous le matelas pour surélever la tête du lit est particulièrement conseillé.
En cas de rhume, les médicaments à base de pseudoéphédrine (Actifed Rhume, Dolirhume, etc.) sont désormais soumis à ordonnance obligatoire et disparaissent progressivement du marché. Efficaces contre le nez bouché, ils sont responsables d’effets cérébrovasculaires rares, mais trop graves pour qu’on les utilise. Les médicaments en vente libre à base d’antihistaminiques, eux, n’ont pas d’intérêt démontré.
Un rhume est bénin, c’est vrai. Mais le garder pour soi est aussi apprécié. En cas de symptômes, les gestes barrières sont les mêmes que pour toute infection respiratoire : port d’un masque en présence des autres, aérer régulièrement les espaces intérieurs, jeter ses mouchoirs à la poubelle, se laver régulièrement les mains et, si possible, limiter les contacts directs.
Audrey Vaugrente
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