Antirides

Quid de la médecine esthétique ?

Publié le : 24/11/2009 

Faut-il faire appel à la médecine esthétique voire à la chirurgie ?

 

Au vu des maigres performances des crèmes antirides, on peut être tenté de faire appel à la médecine esthétique, voire à la chirurgie. Mais si ces interventions sont indéniablement plus efficaces, elles ne sont pas sans risques.

Aujourd'hui, il existe toute une palette de traitements contre les rides et autres imperfections du contour de l'oeil : poches, paupières tombantes, cernes, pattes d'oie... Comme tout acte médical, ces interventions ne sont pas sans risques, surtout dans une zone aussi sensible et proche de l'oeil. Elles doivent donc être pratiquées par des médecins expérimentés et dans un strict respect des indications et des protocoles. De plus, il faut savoir qu'elles sont coûteuses et que leurs effets sont temporaires. Le point sur ces traitements avec le concours du Dr Jean-Claude Hagège, chirurgien plasticien, et du Dr Luc Sulimovic, dermatologue.

La paupière supérieure : la ptôse de la paupière supérieure, due au relâchement des tissus cutanés, s'amorce en général dès la quarantaine (mais parfois beaucoup plus tôt). Avec le temps, elle s'accentue jusqu'à former une « casquette » sur le bord de la paupière supérieure. L'intervention chirurgicale, qui consiste à enlever l'excès de peau, est relativement simple et très gratifiante pour le patient (coût : 3 000 à 5 000 euros). Si la ptôse n'est pas très prononcée ou en complément de l'intervention, quelques séances de laser fractionné sont préconisées pour lisser les rides et les ridules. Ce laser ne présenterait pas les inconvénients des lasers plus puissants tout en se révélant aussi efficace. Les rougeurs et gonflements à la suite du traitement sont limités et la durée de cicatrisation est en moyenne de cinq jours. La radiofréquence peut également être utilisée pour atténuer les rides des paupières. En chauffant le derme, elle favorise la production de collagène et d'élastine. Mais trois à cinq séances sont au minimum nécessaires (100 à 300 euros la séance) et les résultats sont très variables selon les personnes.

La patte d'oie : à condition d'être injectée aux bons endroits, la toxine botulique peut faire disparaître temporairement les rides de la patte d'oie en paralysant les muscles responsables de la contraction. Le coût de l'injection (300 à 500 euros) englobe généralement toutes les rides de la partie supérieure du visage (les rides du front et de la glabelle, dites rides du lion). Et là encore, les injections doivent être renouvelées tous les six ou douze mois.

La paupière inférieure : l'une des interventions les plus demandées concerne les poches sous les yeux, souvent appelées « valises », qui donnent en permanence un regard fatigué. Seule la chirurgie peut retirer ces hernies graisseuses, responsables de la formation des poches. L'opération est aisée, mais les suites opératoires sont un peu plus longues que pour la paupière supérieure. Quant aux rides, les interventions sont plus délicates car elles risquent de modifier le regard. En effet, avec l'âge, la paupière inférieure a tendance à se relâcher et à devenir concave. Il n'est donc pas possible de retirer de la peau pour remettre en tension cette région. Mieux vaut englober le traitement des rides dans un lifting de l'ensemble du visage ou de la région temporale. Enfin, d'autres moyens existent pour corriger les rides de la paupière inférieure, sans intervention chirurgicale, donc sans incision : le peeling ou le laser fractionné auxquels sont souvent associées des injections d'acide hyaluronique. Cette substance, naturellement présente dans le corps humain, emprisonne l'eau de l'organisme un peu comme une éponge et redonne du volume à la peau. Mais, là encore, l'effet est temporaire et de nouvelles injections doivent être pratiquées tous les six à douze mois.

Florence Humbert

Gaëlle Landry

Rédactrice technique