Piratage de données

La banque postale de mauvaise foi

Publié le : 24/09/2020 

Deux prélèvements frauduleux apparaissent sur le compte du couple T., l’un de 12,28 €, l’autre de 1 310,31 €. La banque postale accepte de rembourser le premier, mais pas le second, car il a fait l’objet d’une authentification via un code 3D Secure envoyé sur le portable de madame. Or, les clients contestent avoir reçu un tel code et être à l’origine de ces paiements. Ils font donc appel au médiateur de l’établissement bancaire, mais celui-ci confirme le refus de prise en charge ! Désemparées, les victimes se tournent vers l’UFC-Que Choisir de Sète, qui rédige un courrier contestant la décision de l’agence. L’association locale précise notamment que les plaignants sont la cible d’un piratage de données bancaires et téléphoniques, celui-là même qui a conduit à ces transactions frauduleuses. Le banquier reste inflexible. L’affaire se poursuit au tribunal de Sète. Trois ans après les faits, Madame T., dont l’époux est décédé entre-temps, obtient gain de cause. La justice conclut qu’il s’agit d’une opération non autorisée, et que La banque postale n’apporte pas la preuve de l’absence de piratage. L’établissement est donc condamné au remboursement des 1 310,31 € et au versement de 500 € pour frais de procédure.

 

Marie Bourdellès

Rédactrice

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