par Grégory Caret
par Grégory Caret
Depuis 2020 et les crises successives (covid, explosion des tarifs de l’énergie, hausses des cours des matières premières, conflits armés…), les prix des produits de grande consommation (alimentation, hygiène-beauté, entretien) ont connu une inflation inédite. Dès 2022, cette inflation a gagné les autres secteurs économiques (produits importés, services). Pour évaluer l’inflation réelle subie par les consommateurs, nous utilisons nos propres relevés en magasins ou via nos comparateurs (énergie, assurance…). Chaque mois, nous mettons à jour nos données sur l’évolution des prix afin de suivre au plus près ce que paient les consommateurs. Nous avons ainsi pu mesurer l’inflation réelle depuis fin 2021.
En ce mois de juin, les – relatives – bonnes nouvelles pointent le bout de leur nez sur le registre de l’inflation. Les prix de l’énergie sont en baisse, quand l’inflation alimentaire reste mesurée. En conséquence, sur 12 mois, les prix augmentent de « seulement » 1,8 % ; un niveau au plus bas depuis le début des conflits au Moyen-Orient.
En juin, le cours du baril de pétrole connaît son plus bas niveau depuis le début du conflit en Iran. Le prix du baril tutoie les 80 $ (en baisse de 30 $ sur un mois). Les prix des produits dérivés suivent cette tendance :
Avec l’annonce de l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, la décrue des prix du pétrole devrait se poursuivre. Pour le gaz, l’incertitude est plus grande, compte tenu des destructions de certaines infrastructures au Qatar.
En juin 2026, les prix en grandes surfaces n’augmentent pas (encore ?).
Malheureusement, cette stabilité n’est sans doute que temporaire, car la flambée des prix des carburants expose toute la chaîne de production alimentaire. Certains professionnels du secteur, agriculteurs et éleveurs d’une part, industriels, d’autre part, ont subi les conséquences de la fermeture du détroit d’Ormuz et appellent à la réouverture des négociations commerciales pour rediscuter des prix en rayon. Mais pour l’instant, la grande distribution s’y oppose.
En outre, la flambée des prix des carburants a provoqué, comme en 2022 et 2023, une compression de certaines dépenses de consommation. En conséquence, notamment pour les marques alimentaires, toute hausse des prix fait peser le spectre d’un recul des ventes. C’est la raison pour laquelle certains professionnels sont tentés d’absorber, pour l’instant, une partie des surcoûts subis.
Si, selon toute probabilité, ces hausses de coûts se retrouveront tôt ou tard dans les rayons des grandes surfaces, l’échéance reste donc inconnue.
Alimentation, produits de droguerie, de parfumerie et d’hygiène
Relevés de prix quotidiens dans les 4 800 magasins équipés d’un service drive. Indice de prix calculé sur un panier de 1 181 produits de grandes marques ou de marques de distributeurs représentatif des achats en grandes surfaces.
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Énergie
Relevés quotidiens des prix des stations-services sur carburants.gouv.fr.
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Relevés mensuels des prix des offres des fournisseurs d’énergie.
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Relevés mensuels des tarifs des offres des principaux fournisseurs d’accès Internet et opérateurs mobiles.
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Assurances
Relevés annuels des tarifs des contrats des 30 principaux assureurs pour l’habitation et des offres de 400 contrats de complémentaires santé. Relevés mensuels des tarifs bancaires.
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Grégory Caret
Observatoire de la consommation
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