Bouteilles en verre La consigne de retour ?

Bouteilles en verre

La consigne de retour ?

Publié le : 17/12/2020 

L’affaire n’en est qu’à ses débuts, mais le gouvernement semble décidé à remettre la consigne du verre au goût du jour. Elle devrait figurer dans le projet de loi censé reprendre les travaux de la Convention citoyenne sur le climat.

 

L’idée avait émergé lors de la consultation publique sur l’économie circulaire et pendant la Convention citoyenne sur le climat, le gouvernement semble avoir repris la proposition à son compte. La consigne des bouteilles en verre revient sur le devant de la scène, elle pourrait faire son grand retour progressivement jusqu’en 2025, avec une généralisation à cette échéance.

L’obligation de la consigne du verre devrait en effet figurer dans le projet de loi issu des travaux de la Convention citoyenne sur le climat, qui sera en principe présenté en Conseil des ministres dès le mois de janvier. Une étude de l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, a montré que la réutilisation des bouteilles en verre présentait de réels avantages face à la production de contenants envoyés au recyclage sitôt vidés. L’Agence pose néanmoins ses conditions, il convient de les réutiliser un certain nombre de fois et de ne pas parcourir le territoire de long en large avec des bouteilles vides. Pour faciliter la consigne et le réemploi, l’Ademe recommande aussi de limiter le nombre des modèles différents de bouteilles.

Le chemin est encore long, mais le succès du réseau Alsace consigne pourrait faire école. Créé par la brasserie Meteor, la marque d’eau de source Carola et celle de limonades Lisbeth, il a entraîné une hausse des ventes. La consigne semble positive pour les affaires et elle l’est pour l’environnement, avec des bouteilles de bière qui sont réutilisées en moyenne 19 fois.

Reste qu’il va falloir compter avec le puissant lobby du vin qui ne veut pas en entendre parler, se réfugiant derrière le taux de recyclage très honorable des bouteilles en verre. La bataille avec les partisans d’une économie circulaire plus vertueuse promet d’être rude.

Élisabeth Chesnais

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