par Fabrice Pouliquen
par Fabrice Pouliquen
Le prix repère de vente de gaz, calculé chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) augmentera de 15,4 % au 1er mai. Soit une hausse moyenne de 6,19 € sur la facture mensuelle pour les offres indexées sur cet indicateur.
C’était prévisible. Conséquence de la guerre en Iran et de l’augmentation des prix du gaz sur les marchés internationaux, le prix repère de vente de gaz (PRVG) augmentera à partir de mai prochain. « De 15,4 % TTC, soit une hausse moyenne de 6,19 € TTC sur la facture de mai », précise la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans un communiqué.
Cette instance indépendante calcule chaque mois cet indicateur visant à refléter le coût de la fourniture de gaz aux particuliers. Ce PRVG n’est pas une offre commerciale à laquelle on peut souscrire. En revanche, il constitue une boussole pour les consommateurs afin de les aider à comparer les différentes offres des fournisseurs sur le marché. Parmi elles, plusieurs sont indexées sur ce PRVG, le prix du kilowattheure (kWh) de gaz facturé évoluant comme lui, à la hausse comme à la baisse. Et en mai, donc, ce sera à la hausse.
Déclenchée fin février, la guerre en Iran a rapidement conduit au blocage du détroit d’Ormuz, par où transite une grande partie du gaz naturel liquéfié (GNL) produit au Moyen-Orient. Il n’en fallait pas plus pour que le cours du gaz augmente. Y compris le gaz TTF, principal indice des prix du gaz en Europe, passé de 32 €/mégawattheure (MWh) à 61 €/MWh le 19 mars, avant de retomber et de se stabiliser aujourd’hui autour de 50 €/MWh.
Jusqu’à présent, le PRVG avait été épargné par ces soubresauts. Il avait même très légèrement baissé entre mars et avril. Mais, dès fin mars, Emmanuelle Wargon, présidente de la CRE, avait alerté sur les premiers impacts de cette nouvelle crise géopolitique à partir de mai.
Ça n’a donc pas manqué, avec cette hausse actée de 15,4 % du prix repère le mois prochain. Concrètement, dans la grille d’avril du PRVG, le prix moyen du kWh est de 13,49 centimes (cts) d’euro pour les contrats de fourniture « cuisson/eau chaude » et de 10,41 cts d’euro pour les contrats « chauffage ». Au 1er mai, ce prix moyen passera, respectivement, à 15,16 cts d’euro et 12,56 cts d’euro.
Deux précisions toutefois. Par chance, cette hausse tombe au début de la belle saison, lorsque les chauffages s’éteignent et que la consommation de gaz des ménages chute. Cette augmentation des prix se répercutera ainsi sur un plus faible volume de consommation, ce qui en limitera l’impact. Deuxièmement, sur les 10 à 11 millions de foyers français abonnés au gaz, une partie (probablement la majorité) a souscrit des offres à prix fixe qui garantissent, à la souscription, un prix du kWh stable sur des périodes pouvant aller de 1 à 3 ans.
Si vous êtes encore dans cette période de fixité, cette hausse du PRVG ne vous touchera pas. Si ce n’est pas le cas ou si vous avez opté d’emblée pour une offre avec un prix du kWh indexé sur le prix repère de la CRE ou sur les prix de marché, c’est sans doute le moment de consulter notre comparateur gratuit des offres de gaz et d’électricité pour faire le point sur celles actuellement proposées à la souscription.
Fabrice Pouliquen
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