Mondial de l’Auto Faut-il acheter sur le Salon ?

Mondial de l’Auto

Faut-il acheter sur le Salon ?

Publié le : 28/09/2012 

Le Mondial de l’Auto permet de découvrir les nouveaux modèles, de les comparer, voire de les acheter. Une bonne occasion à condition de bien négocier et d’éviter les modèles jusqu’alors inédits.

 

Le Mondial de l’Auto présente l’avantage d’être la plus grande concession de France et de proposer quasiment tous les véhicules de plus de 50 marques. C’est donc une opportunité unique de comparer différents modèles, d’obtenir tous les renseignements utiles, voire d’essayer pour certains. Les vendeurs présents sur chaque stand sont en effet à même de répondre à toutes les questions. Et, si vous devez conclure l’affaire, vous pourrez rencontrer deux possibilités selon les constructeurs : soit vous signez un bon de commande ferme et définitif avec parfois dépôt d’un acompte (Fiat, Ford, Renault, Seat, Volkswagen, Volvo…) ; soit vous paraphez une précommande ou une réservation et devrez finaliser la vente auprès d’un concessionnaire de votre choix (Citroën, Peugeot…). Certains, comme Chevrolet, proposent même deux solutions selon que l’acheteur est de la région parisienne (achat ferme) ou de province (dépose des coordonnées puis mise en contact avec le concessionnaire le plus proche du lieu d’habitation).

Pas de remise systématique, la négociation prime

C’est dommage, mais les constructeurs que nous avons interrogés ne feront pas de remise particulière pendant le Mondial. Ils se contentent d’appliquer les promotions nationales en cours, les mêmes que l’on trouve partout ailleurs. Toutefois, plusieurs propositions de financement (notamment un crédit gratuit) seront à l’ordre du jour sur place. Il faut savoir que, sur les stands, vous aurez généralement affaire à un vendeur « traditionnel ». C’est donc à vous de négocier la meilleure remise. Et là, plusieurs arguments seront en faveur de l’acheteur : le marché morose, le chiffre de ventes que doivent réaliser les vendeurs (il peut alors être judicieux d’attendre la deuxième semaine pour conclure une affaire), la concurrence très proche des autres constructeurs… C’est donc aux visiteurs de se montrer fins négociateurs afin d’obtenir les meilleures conditions possibles. Mais attention au « piège » de l’achat sur un Salon où les voitures exposées sont souvent les mieux équipées et dotées de motorisations puissantes, donc les plus chères du catalogue. Il est important de bien se renseigner sur les équipements de série et autres options proposées afin de choisir le juste nécessaire qui convienne. Il est enfin primordial de se fixer au préalable un budget maximum à ne dépasser sous aucun prétexte. Mieux vaut éviter de signer dans l’euphorie de la fête !

Achat de nouveaux modèles, risque d’essuyer les plâtres

Il y a différentes sortes de nouveautés sur les stands des constructeurs. Futuristes, les concept-cars ne sont pas destinés à la vente mais à montrer le savoir-faire du constructeur, à tester une solution technique ou une ligne pour un futur modèle.

Ensuite, il y a les « petites nouveautés » que sont les modèles restylés pour lesquels la carrosserie ou l’intérieur change peu ou prou (la Kia cee’d, la Ford Kuga 2 ou la nouvelle mouture de la Dacia Sandero) ou la commercialisation d’un modèle existant dans une nouvelle carrosserie, comme c’est le cas pour la Citroën DS3 cabriolet ou les Peugeot 208 GTI ou XY.

Enfin, on y découvre de « vraies » nouveautés, des modèles de dernière génération, entièrement modifiés par rapport à ceux qu’ils remplacent et dont seul le nom reste ! C’est le cas de la Renault Clio IV, de la Volkswagen Golf VII, de la nouvelle Mercedes Classe A (dont nous réaliserons une prise en main début octobre) ou encore des inédites Opel Adam et Mokka.

Il est très important de bien différencier ces différents types de nouveautés, car les dernières inaugurent souvent des solutions techniques : moteur, boîte de vitesses, équipement spécifique, système électronique… Et là, il existe un risque de devoir essuyer les plâtres. En effet, même si les constructeurs réalisent une batterie de tests avant de commercialiser leurs véhicules, l’utilisation « dans la vraie vie » de modèles fabriqués en grande série peut réserver des mauvaises surprises. Ce fut par exemple le cas lors de la généralisation des moteurs diesels à injection directe (HDi, TDI, TDCI…) ou encore, pour le groupe Volkswagen, de la boîte de vitesses à double embrayage DSG, qui a connu quelques soucis de logiciel en début de carrière (années 2008-2009). Donc, à moins de ne pouvoir résister à la tentation de rouler dans la dernière création du moment, il vaut mieux attendre quelques mois avant de signer un bon de commande pour un modèle inédit. Ces modèles ne sont d’ailleurs souvent pas disponibles immédiatement et demandent un long délai de livraison. Raison de plus pour opter pour une auto déjà en stock ou dont la fabrication est lancée depuis plusieurs mois.

Le Mondial de l’Auto est une formidable vitrine de la production automobile et offre une aide très précieuse dans le choix. Quant à la signature, elle se justifie en échange d’une négociation rondement menée pour obtenir un tarif intéressant et la certitude d’une livraison rapide. Il est en effet impossible de repartir de la Porte de Versailles avec sa voiture neuve.

 

Que Choisir Auto

Que Choisir met à disposition de ses abonnés un comparateur auto afin de sélectionner les voitures qui correspondent à leur besoin, de les comparer selon des critères personnalisés et d’accéder aux résultats des tests.

Yves Martin