par Arnaud de Blauwe
par Arnaud de Blauwe
La banque a été condamnée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le gendarme du secteur bancaire, pour avoir notamment vendu une offre groupée de services qui comportait « automatiquement une adhésion à un contrat d’assurance ».
La recette est connue : vendre des prestations annexes à la principale quitte à forcer la main du client. Mi-mai, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a prononcé « un blâme et une sanction pécuniaire de 20 millions d’euros à la Société générale (SG), prise en sa qualité d’intermédiaire d’assurance ».
Dans le collimateur du gendarme du secteur bancaire, l'offre groupée de services bancaires Sobrio lancée en 2018. Depuis sa commercialisation, l’ACPR note que, dans sa construction, cette formule intègre « automatiquement une adhésion à un contrat d’assurance collectif de dommages dénommé "Mon assurance au quotidien" », souscrit auprès de Sogessur, une filiale de la SG. Une pratique qui contrevient « aux obligations d’information précontractuelle et au devoir de conseil » qui s’imposent à la banque « en sa qualité de distributeur de ce contrat d'assurance ».
C’est parce qu’elle a également manqué à son devoir de conseil et, qu’en plus, elle s’est abstenue « d’agir au mieux de l’intérêt de ces clients » que la SG a été sanctionnée sur un deuxième volet de son activité. Elle proposait les contrats « Certicompte », « Certi épargne », « Mon assurance mobile » et « Mon assurance au quotidien » (commercialisés indépendamment de l’offre Sobrio) sans vérifier s'ils répondaient vraiment aux besoins et aux demandes du souscripteur.

Arnaud de Blauwe
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