Textiles techniques La Répression des fraudes les rhabille pour l’hiver

Textiles techniques

La Répression des fraudes les rhabille pour l’hiver

Publié le : 09/06/2022 

La DGCCRF met les consommateurs en garde contre les propriétés innovantes mises en avant par certains fabricants de vêtements, en particulier ceux liés à une pratique sportive. Ces allégations ne sont pas toujours fondées sur des données scientifiques sérieuses.

 

Ils se disent « respirants », « antitranspirants », « antibactériens », « thermorégulateurs » ou encore « ergonomiques ». Certains assurent même pouvoir résister aux déchirures, éviter les mauvaises odeurs, bloquer les rayons UV ou limiter l’apparition de taches. De plus en plus de textiles dits « techniques » s’attribuent des vertus que les fabricants ne manquent pas de mettre en avant dans leurs communications. Entre l’utilisation de termes scientifiques accrocheurs et l’évocation de nouvelles technologies soi-disant innovantes, tout est bon pour convaincre les acheteurs potentiels, principalement des sportifs, des bienfaits de leurs produits sur les performances, le bien-être ou l’hygiène.

Or, ces allégations ne sont pas toujours fondées. Les enquêteurs de la direction générale de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des fraudes (DGCCRF) ont mis en lumière le fait que certains de ces fabricants n’étaient pas en mesure de justifier les allégations qu’ils avançaient. La loi est pourtant claire : le fait d’attribuer des propriétés techniques à un produit sans pouvoir apporter la preuve scientifique qu’elles sont réelles peut être considéré comme une pratique commerciale trompeuse (articles L.121-2 et suivants du Code de la consommation). La DGCCRF pointe particulièrement du doigt les produits « antibactériens » ou « anti-odeurs » qui reçoivent des traitements biocides contenant des produits chimiques, parfois sous forme de nanoparticules : 36 % des établissements contrôlés par ses services ne respectaient pas la législation en la matière. Certains produits dont l’étiquette n’indiquait pas la présence de nanoparticules ont été retirés du marché. Mais combien d’autres sont encore présents en rayon ?